31 octobre 2016

Bilan octobre 2016


Nous voilà déjà arrivés à la fin de ce mois d'octobre. Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part, je ne l'ai pas vu passer. Côté perso, des hauts des bas, comme tout un chacun, mais rien d'insurmontable je vous rassure. Je me suis accordée un weekend rien que pour moi avec un samedi pyjama et un dimanche balade sur la voie verte et chocolat chaud qui m'a fait beaucoup de bien. J'ai particulièrement apprécié ma petite promenade durant laquelle j'ai pris un malin plaisir à entendre les feuilles mortes craquer sous mes pieds et j'ai pu admirer les superbes paysages d'automne, avec toutes ces couleurs... Décidément ma saison préférée de l'année ! (j'avoue le retour du chocolat chaud n'y est pas étranger non plus).

Sinon ce mois-ci a été ponctué par l'intervention pour ma petite Punky : elle a été opérée le 7 octobre pour une énucléation de l'œil gauche. La pauvre était traumatisée les 24 premières heures. On l'a rassurée à grand renfort de câlins, elle a même dormi dans mes bras un bon moment, ce qu'elle n'avait jamais fait avant. La reprise de l'alimentation a également été très difficile. J'ai dû la nourrir avec une seringue dans laquelle je mélangeais la sauce de ses sachets de viande à de l'eau, en lui donnant progressivement, goutte à goutte, vous imaginez la scène. Il a fallu attendre 48 heures après l'intervention pour qu'elle se décide enfin à manger d'elle-même. Entre la collerette qui la dérangeait et la méfiance par rapport à ce qu'on aurait éventuellement pu mettre dans sa nourriture... ce fut épique ! Les fils ont été retirés il y a maintenant 2 petites semaines, elle s'est laissée faire sans broncher. J'ai reçu un appel jeudi matin du vétérinaire : l'examen anatomo-pathologique de son œil a montré des cellules suspectes, très inflammatoires avec un haut risque d'évolution vers des cellules cancéreuses, mais pas de cellules cancéreuses. L'intervention a donc été réalisée à temps. Enfin ce weekend, je l'ai un peu motivée pour sortir. Elle ne cherchait plus à le faire, ce qui nous arrangeait pour les premiers temps, mais là maintenant c'est bon hein, ça se passe très bien à la maison donc y a pas de raison ! Les premiers pas ont été difficiles, d'autant que des couvreurs travaillaient sur le toit de la maison voisine, elle est rentrée en courant en moins de 5 minutes, mais maintenant c'est reparti, elle demande de nouveau à sortir, et vadrouille comme avant.

Côté pro, petite escapade à Paris pour une formation de 2 jours qui va m'être très utile au quotidien. Cette formation était intéressante et agréable. Nous étions un petit groupe de 7 ou 8, ce qui nous a permis de confronter nos expériences au fur et à mesure, essayer de trouver des solutions à plusieurs pour des cas un peu difficiles. Je n'ai pas traîné pour mettre en application tous les conseils que nous nous étions donnés mutuellement.

Côté musique, à nouveau rien ce mois-ci. En fait j'ai réalisé que tous les CDs que je n'ai pas encore écouté commencent à être anciens, si bien que je préfère attendre d'en acheter de nouveaux, et vous parler vraiment des nouveaux uniquement, à moins d'avoir un réel coup de cœur sur ceux qui sont actuellement en attente d'être écoutés. D'ailleurs il va falloir que je regarde pour le dernier album de Lisa Hannigan et celui d'Agnes Obel que j'ai attendu avec impatience.

Côté séries, je rattrape mon retard tout doucement, j'ai un retard de 2 ans, rien que ça. Quand on sait le nombre de série que je regarde, ça représente un retard plus que considérable ! Pour vous dire, je viens seulement de terminer la saison 9 de Supernatural...

Côté livres, je commence à récupérer les quelques livres qui trainaient encore chez mes parents. J'ai fait de nouveaux achats (un peu plus que prévu...) et j'ai même acheté un livre pour ma kindle... le premier, c'est un exploit ! (mais on en reparlera plus tard, au prochain IMM). Et avec tous ces nouveaux livres, une nouvelle problématique commence à surgir : l'organisation de mes bibliothèques... comme j'essaie de rassembler les genres, c'est assez inéquitable, avec des bibliothèques pas très remplies, et d'autres trop... même que j'ai pas assez de place. Je vais donc devoir sérieusement revoir à ça ! Sinon toute ma PàLM d'octobre y est passée, j'ai même pris le temps de chroniquer tous les livres lus. C'est pas beau ça ?


La Fenêtre de Dieu de Cédric Blondelot a été un véritable coup de cœur. Si la lecture de Sur ma peau de Gillian Flynn a été un bon moment, pour autant un détail assez important du livre m'a empêchée de l'apprécier autant que ses successeurs. J'ai clôturé la lecture de la trilogie Valisar de Fiona McIntosh avec La Colère que j'ai vraiment apprécié, mais là encore un détail a bloqué le coup de cœur. Le voleur d'âmes, le troisième volet des Enquêtes de Setna de Christian Jacq, n'a décidément pas réussi à me convaincre sur cette série livre, une grosse déception. Enfin j'ai eu une agréable surprise avec The Book of Ivy d'Amy Engel que je vous conseille fortement.

Théoriquement, j'aurais du lire un sixième livre ce mois-ci, en partenariat avec Bragelonne et Babelio, il s'agissait de Poussières d'os de Karin Salvalaggio, je me faisais un véritable plaisir de le découvrir... mais voilà, la poste est passée par là, et le livre lui, on ne sait pas où il est passé... D'ailleurs pour la petite histoire, deux colis, coup sur coup ne sont jamais arrivés. Quand j'ai appelé la poste pour exposer mon problème on m'avait assuré que je recevrais un justificatif notamment pour le colis qui a été payé, au lieu de ça la réponse a été : "aucune anomalie n'a été retrouvée sur votre contrat de réexpédition"... euh je suis pas d'accord, surtout que j'avais bien précisé à deux reprises que ce n'était pas la réexpédition le problème, mais bien les envois directs...

Sur ce je vous laisse, j'espère que vous avez passé un bon mois d'octobre, et on se retrouve demain pour la PàLM de novembre.

30 octobre 2016

The Book of Ivy, tome 1

Voilà cinquante ans qu'une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d'une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d'Amérique s'est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd'hui, les fils et les filles des adversaires d'autrefois sont contraints de s'épouser, chaque année, lors d'une cérémonie censée assurer l'unité du peuple.

J'ai seize ans cette année, et mon tour est venu.

Je m'appelle Ivy Westfall, et je n'ai qu'une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu'on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche...

Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.




The Book of Ivy, tome 1 d'Amy Engel, 342 pages, Lumen, 2015

Mon avis : Ce livre écrit à la première personne nous fait découvrir le quotidien d'Ivy, 16 ans, alors qu'elle doit se marier avec un garçon qu'elle ne connaît pas. En effet, dans ce monde post-apocalyptique qui tente de se relever suite à une guerre nucléaire, deux camps s'affrontent. De façon  à éviter tout soulèvement, les enfants d'un camp doivent épouser ceux de l'autre camp, et cela alors qu'ils ne se sont même jamais parlé. Mais pour Ivy, fille du fondateur, les choses sont différentes : elle va devoir épouser Bishop, le fils du président, mais surtout elle a pour mission de le trahir et le tuer, pour qu'enfin, le camp des perdants se rebelle.

La plume d'Amy Engel est très agréable à lire. Par ailleurs, le fait que le livre soit écrit à la première personne, nous permet de nous immerger très rapidement dans l'histoire, dans l'ambiance générale de cette civilisation post-apocalyptique, et enfin et surtout de cerner au mieux les tourments divers et variés d'Ivy. On se retrouve dans un monde avec un système fixé, où de jeunes personnes se voient contraintes d'épouser des personnes qu'elles ne connaissent pas. Certaines jeunes filles sont toutes papillonnantes le jour de la cérémonie, mais finissent par vite déchanter en découvrant la vraie nature de leur mari, d'autres histoires sont complètement bouleversées, stoppées en plein dans leur élan. Le système carcéral, quant à lui, est drastique : le moindre écart, c'est l'expulsion derrière la barrière, sans aide, sans nourriture... c'est la mort assurée.

Ivy est un personnage extrêmement attachant qui a grandi avec une certaine vision du monde, celle qu'on lui a imposée, celle de son père et de sa sœur. En se mariant, elle va quitter le nid familial, et celle qui n'avait pas le moindre doute sur tout ce qu'on a pu lui inculquer toutes ces années, va commencer à voir le monde avec ses propres yeux. Celle qui, au départ, était fermement décidée à faire ce pour quoi elle a été formée, va finir par douter.
Bishop pour sa part est surprenant. Rapidement on découvre quelqu'un de sensible, et on finit très vite par s'attacher à lui. Autant dire qu'on craint la fin de ce livre, quand on sait le sort qui lui est réservé.
Quant aux autres personnages, chacun a sa personnalité bien marquée. Certains sont plutôt retors et on ne finit par découvrir leur vrai visage qu'à la fin du livre, ce qui nous amène d'ailleurs à beaucoup de questions à l'issue de cette lecture.

Je le disais au début, ce livre est écrit à la première personne et c'est bien ça qui fait la force du livre. Je déteste les histoires d'amour dans un livre. Aussi plus j'avançais dans les pages, plus je commençais à me demander si je n'avais pas fait une erreur de casting (je ne lis jamais les quatrième de couverture...). Mais finalement non. Bien sûr il y a des sentiments, mais pas en excès. Et ce qui est vraiment exploité, ce ne sont pas les sentiments amoureux d'Ivy en tant que tels, c'est plutôt la contradiction (et l'évolution de cette contradiction) entre ses sentiments naissants pour Bishop, sa vision des choses qui se modifie petit à petit, et ce qu'elle est conditionnée à faire. Pour elle, tout cela va finir par devenir une torture psychologique extrême. Ce qui est certain c'est qu'elle va devoir faire un choix : sa famille ou Bishop. Jusqu'au bout, on ignore totalement quel sera ce choix. J'ai vraiment apprécié de voir son personnage grandir au fil des pages et découvrir comment petit à petit elle va arriver à telle ou telle décision. Le final nous laisse avec beaucoup de questions pour le deuxième tome que je compte acheter très rapidement, je n'aurais pas le courage d'attendre bien longtemps !

28 octobre 2016

Code 93

Victor est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au cœur de la violence banalisée et des crimes gratuits.

Une série de découvertes étranges - un cadavre qui refuse de mourir, un toxico victime d'autocombustion - l'incite à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles.

Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses...




Code 93 d'Olivier Norek, 351 pages, France Loisirs, 2014

Mon avis : Avec ce premier livre, Olivier Norek nous plonge dans un monde corrompu et écœurant au possible. C'est un livre qui se lit très vite, difficile de le lâcher tellement on veut connaître la fin. On est plongé dans l'ambiance dès le départ. C'est loin d'être un gros pavé, et pour un premier livre, c'est pas plus mal. Les descriptions sont parfaites, dosées pile poil comme il faut, ni trop, ni pas assez.

On apprend certaines choses sur chacun des membres de l'équipe de David Coste. Mais le tout arrive au compte-goutte. Pas de doute que ça continuera sur les livres suivants. On est encore loin de tout savoir sur eux, mais on les aime déjà malgré leurs failles (ou surtout pour leurs failles ?).

On découvre bien avant la fin l'identité du coupable, mais pour ma part ce n'était pas un problème. J'ai plutôt vu ce livre sur un mode "thriller psychologique" : d'un côté, comment les éléments s'imbriquent les uns dans les autres, et la montée en puissance du coupable au fil des pages, avec des modes opératoires qui prennent littéralement aux tripes. Et surtout, ce qui l'a amené à en arriver à ces tueries. Pas de doute qu'il y a de quoi détruire un homme quand on sait ce qu'il a vécu, et ce dont il se reproche d'avoir lui-même participé. Pour autant, pas de pitié pour lui : certes il a voulu régler le problème à la source, certes toute cette histoire l'a détruit, mais à un moment, il y a quand même participé et personne ne l'y a forcé...

Une excellente lecture, un livre qui plante l'ambiance pour les livres à venir, et qui nous présente les membres de l'équipe, que j'ai hâte de retrouver dans le deuxième livre, qui m'attend déjà dans ma PàL.

26 octobre 2016

Les Enquêtes de Setna, tome 3 : Le voleur d'âmes

Le prince Setna, fils cadet de Ramsès II, et sa compagne Sékhet poursuivent leur combat contre le Mal. Mais la tournure que prennent les événements complique leur mission...

Alors que tous pensent que Setna a péri noyé, celui-ci navigue vers la cité sacrée de la déesse-Chatte. Il espère y découvrir le vase d'Osiris, sans lequel il ne peut arrêter le mage noir. Malheureusement, le voilà en proie à une illusion mortelle. Aura-t-il assez de bravoure et d'amour envers Sékhet, pour ne pas céder à des tentations qui le mèneraient inexorablement à sa perte ?

Sékhet, convaincue que son amant est toujours vivant, s'est réfugiée dans le temple de la déesse-Lionne. Malgré ses précautions, elle demeure néanmoins à la portée du mage noir.

Séparés et désemparés, comment Setna et Sékhet peuvent-ils continuer à s'opposer à l'inexorable progression du mage ?




Les Enquêtes de Setna, tome 3 : Le voleur d'âmes de Christian Jacq, 280 pages, France Loisirs, 2016

Mon avis : Je ne rentrerai pas trop dans les détails, de façon à ne pas trop en dire (attention, spoilers sur les deux premiers tomes malgré tout) mais une fois de plus, ce troisième tome m'a déçue. Comme les précédents, j'ai eu ce sentiment de "loupé", les évènements s'enchaînent à une vitesse bien peu crédible, l'auteur ne nous donne que bien peu de détails et descriptions.

Nous retrouvons Setna là où on l'avait laissé à la fin du tome 2, dans une situation périlleuse qui ressemble beaucoup à celle de la fin du tome 1 / début du tome 2. Déjà, à ce moment là j'avais une petite impression de répétition qui ne me plaisait pas trop.
Du côté de Sékhet, on abandonne la petite chose fragile du tome 2 pour retrouver la femme forte et volontaire du premier volet des enquêtes de Setna. C'est déjà plus agréable à lire.
Ramésou me donne de plus en plus cette impression d'un enfant mécontent qui n'a pas le cadeau qu'il voulait et qui base toutes ses décisions sur ce détail.

Ce livre n'apporte rien, ou en tout cas très peu à l'intrigue générale. Le schéma est vraiment très répétitif que ce soit dans le livre lui-même ou entre les livres. Tout au long de ce volume, on retrouve Ramésou qui ressasse sans arrêt le même discours auprès de Sékhet. La réponse de cette dernière, on la connaît par cœur, et on sait que par la suite elle ne changera pas. D'un autre côté, Ched ne cesse d'essayer de faire prendre conscience de l'implication de Kékou à Ramésou. Celui-ci n'en démord pas : il n'y croit pas.  Et enfin ce troisième volet se termine pour Setna... pratiquement de la même façon que sur les autres livres, à ceci près qu'on sait comment cette nouvelle aventure se termine avant de fermer le livre.

Donc encore une fois un livre qui ne m'a pas conquise, avec un schéma ultra répétitif. Pour autant, je vais lire le quatrième et dernier tome des enquêtes de Setna. Je n'aime pas stopper une lecture aussi brutalement, j'aimerai quand même savoir où va nous emmener l'auteur au final.

24 octobre 2016

Les 100, tome 1

Article écrit le 08/06/2014

Ils sont 100, tous mineurs, tous accusés de crimes passibles de la peine de mort.
Après des centaines d'années d'exil dans l'espace, le Conseil leur accorde une seconde chance qu'ils n'ont pas le droit de refuser : retourner sur Terre.
Seulement, là-bas, l'atmosphère est toujours potentiellement radioactive et à peine débarqués les 100 risquent de mourir.
Amours, haines, secrets enfouis et trahisons. Comment se racheter une conduite quand on n'a plus que quelques heures à vivre ?


Les 100 de Kass Morgan, 364 pages, Robert Laffont, 2014

Mon avis : Prisonniers de l'espace depuis plusieurs centaines d'années après un cataclysme nucléaire, 100 jeunes accusés de crimes divers sont envoyés sur Terre pour découvrir si le risque radioactif est toujours présent et donc si elle est à nouveau habitable. Parmi eux certains, très peu, ont choisi de venir. Nous suivons donc les destins intriqués de Clarke, Wells, Bellamy et Glass, mais aussi leur passé qui est fouillé au fil des pages par l'intermédiaire de flashback disséminés dans le désordre et permettant à chaque fois d'en découvrir un peu plus sur eux. Les lois dans l'espace sont radicalement différentes de celles sur Terre, si bien que certaines personnes sont enfermées pour des raisons pour lesquelles elles ne le seraient pas si le cataclysme n'avait pas eu lieu. Mais la vie sur le vaisseau impose des règles drastiques. Ce qui n'empêche pas de ressentir de l'injustice pour certains des personnages. Certains, notamment Wells et Bellamy restent un peu flous.

J'avoue avoir été déçue à la lecture de ce livre, je m'attendais à plus de détails sur la vie à bord du vaisseau, et plus encore sur la redécouverte de la Terre, mais on assiste plus aux relations amoureuses entre les personnages qu'autre chose. Je reconnais que la couverture aurait du m'aiguiller.
Pour autant j'ai bien l'intention de lire le livre suivant lorsqu'il sortira. La fin de ce premier opus ce termine sur une découverte qui va mettre les nouveaux arrivant en péril sur Terre. La vie sur le vaisseau risque elle aussi de changer du tout au tout. Ce qui me fait penser même espérer, que ce premier livre est plutôt là pour planter le décor, que ce soit sur la situation en général ou sur les relations entre les personnages et leur passé et que la suite sera autrement plus intéressante.

Note : 3 bulles sur 5

23 octobre 2016

Valisar, tome 3 : La Colère

Loethar a certes conquis son trône dans la violence et dans le sang, mais, depuis, il gouverne Penraven avec une sagesse inattendue. Pourtant, Leonel, le roi en exil, rêve de se venger de l'homme qui a usurpé son trône, ignorant qu'un autre possède la magie qu'il convoite : son propre frère. Piven est désormais un jeune homme puissant dont l'intelligence n'a d'égale que son implacable envie de s'emparer du pouvoir à son tour...
Cependant, les efforts des trois hommes pour garder ou reprendre le contrôle de Penraven risquent de se révéler vains. En effet, la véritable héritière de l'enchantement Valisar vient d'être appelée chez elle pour revendiquer sa couronne...




Valisar, tome 3 : La Colère de Fiona McIntosh, 778 pages, France Loisirs, 2014

Mon avis : Me revoilà avec ma chronique pour le dernier tome de la trilogie Valisar de Fiona McIntosh. Si vous n'avez pas lu les tomes précédents, je vous déconseille fortement de lire ce qui suit : risque de spoilers majeurs sur les deux premiers tomes de la série.

Dans ce troisième tome nous reprenons au moment où Evie et Reg (ou plutôt Corbel) se retrouvent projetés dans leur monde d'origine. Corbel va alors expliquer toute la vérité à Evie qui ne se doutait de rien jusqu'à présent. C'est donc un gros choc pour elle de découvrir ses origines et il va lui falloir un certain temps pour digérer toutes ces informations et, avant ça, y croire tout simplement. D'un autre côté, alors que Loethar se retrouve aux mains de Leonel et Kilt Faris, par la force des choses, ce dernier avoue son rôle d'égide à ses compagnons. Cette révélation va tout changer dans ses relations avec certaines personnes. Plus que jamais il doit rester sur ses gardes et ne pas se fier à n'importe qui. Piven, quant à lui, est déterminé à occuper le trône de Penraven, avec l'aide de Greven, son égide. Et pour cela, il est prêt à éliminer tout ceux qui se placeront sur son chemin.

Ce qui m'a étonné sur ce livre, c'est le changement de style d'écriture. Au départ je pensais  que c'était lié à l'introduction d'un nouveau personnage, Janus, un guérisseur atteint d'un mal un peu particulier, qui le force à dire pas mal de grossièretés... et il est un peu beaucoup obsédé sur les bords... Mais en fait non, c'est l'ensemble du livre qui est écrit sur un style plus familier, sans pour autant être grossier. Ce n'est peut-être qu'une impression mais j'avoue que j'ai eu un peu de mal à m'y faire au début, ce qui n'aurait pas été le cas si j'avais lu un one-shot. C'est vraiment ce changement par rapport au deux premiers tomes qui m'a perturbée.

Au-delà de ça, ce que j'ai suspecté sur les différents personnages, à l'issue du deuxième tome, n'a fait que se confirmer au fil des pages. Certains gentils restent gentils, certains gentils deviennent des méchants, des méchants deviennent des gentils et des méchants restent des méchants... C'est clair ? Je ne rentre pas plus dans les détails des personnages sinon j'irais rapidement beaucoup trop loin dans les révélations.

Ce que j'ai vraiment apprécié, et que j'avais également commencé à ressentir dans le deuxième tome, c'est qu'à aucun moment on ne devine comment toute cette histoire va se terminer. Qui va s'asseoir sur le trône de Penraven ? Un gentil ? Un méchant ? Les différents héritiers vont-ils finir par s'entretuer ou au contraire trouver des terrains d'entente ? Sur ce coup-là, Fiona McIntosh joue la carte du mystère d'une main de maître jusqu'au bout. Le seul gros point négatif sur ce livre, qui fait que, non, ce n'est pas un coup de cœur, parce que ça m'a prodigieusement énervée tout au long du livre : les intrigues amoureuses... On n'est même plus sur du triangle amoureux. Je ne suis pas fan de tout ce qui est histoire d'amour dans un livre, mais là c'est le pompon : du "je t'aime moi non plus" à n'en plus finir jusqu'à tomber dans la mièvrerie absolue... Bref, vous l'aurez compris, les parallélépipèdes amoureux (oui j'exagère), c'est sans moi. Mais au-delà de ça, c'est un très bon livre, une très bonne trilogie que je recommande chaudement !

20 octobre 2016

Je voyage seule

Elles n'avaient que six ans...

En pleine forêt norvégienne, une enfant est retrouvée pendue à un arbre. Sur son dos, un cartable d'écolière ; autour de son cou, une pochette d'une compagnie aérienne avec ces mots : "
Je voyage seule ".
L'inspecteur Holger Munch, chargé de l'enquête, fait appel à son ancienne coéquipière Mia Kruger, jeune policière de génie. Quand Mia découvre le chiffre 1 inscrit sur un doigt de la victime, la tension monte d'un cran : il y aura d'autres meurtres identiques, assure-t-elle. La suite lui donne raison...
Jusqu'où ira le tueur ? Comment arrêter le massacre ? Une enquête terrifiante, qui frappera les deux policiers plus intimement qu'ils ne le croient...




Je voyage seule de Samuel Bjørk, 601 pages, France Loisirs, 2015

Mon avis : Un petit moment maintenant que j'ai lu ce livre, donc ce sera plus court que d'habitude. Mais je continue à rattraper mon retard sur les chroniques. Pour commencer sur ce livre, je parle rarement de l'aspect visuel, mais là je me dois de m'arrêter sur la couverture éditée par France Loisirs qui est juste magnifique. La photo ne permet pas de montrer tous les détails, mais quand on l'a dans les mains, c'est vraiment un très beau livre.

Le cadavre d'une fillette est retrouvé pendu à un arbre avec le message "Je voyage seule" sur elle. Holger Munch qui est saisi de l'enquête, va rapidement comprendre qu'il va avoir besoin de toutes les compétences nécessaires sur ce dossier, à commencer par celles de Mia Kruger, enquêtrice aux capacités de déduction sans égal. Pour elle, pas de doutes, le tueur va frapper à nouveau. Débute alors une course contre la montre pour démasquer le coupable.

J'ai passé un excellent moment en lisant ce livre. La lecture se fait très facilement, le tout est vraiment fluide. L'auteur nous sert des personnages complexes et torturés à souhait. Tout particulièrement Mia qui est plus qu'au fond du trou au moment où Holger vient lui rendre visite pour demander ses services. Et on peut dire qu'il est arrivé au bon moment.
L'énigme est tout aussi complexe. On va de rebondissements en rebondissements, le tout sur un rythme haletant. Par ailleurs, l'enquête va toucher l'équipe au plus près, rendant l'atmosphère générale du livre encore plus tendue.
Je n'ai vraiment pas eu le temps de m'ennuyer sur ce livre et je compte bien lire le suivant bientôt !

Et vous, vous l'avez lu ? Qu'en avez-vous pensé ?

19 octobre 2016

Blood Song, tome 1 : La Voix du Sang

Article écrit le 11/05/2014

La Voix du sang de Anthony RyanBlood Song nous livre le récit d'un guerrier qui aurait dû succéder à son père, la Main du Roi. Or, promis à un autre destin, Vaelin Al Sorna connaîtra dès l'enfance la vie rude d'un combattant de la Foi, lui qui n'a désormais d'autre famille que l'Ordre qui l'a recueilli dans ses rangs. Il y a un prix à payer pour tout, apprend Vaelin : pour sortir vainqueur des épreuves successives qu'on lui impose, à lui et à ses frères d'armes. Pour être mêlé aux secrètes luttes de pouvoir, et aux desseins cachés des souverains qui créent les royaumes d'une main pour mieux les détruire de l'autre. Pour devenir l'espoir flamboyant de toute une génération, et survivre au versant sombre de l'honneur.

Blood Song, tome 1 : La Voix du Sang d'Anthony Ryan, 665 pages, Bragelonne, 2014

Mon avis : Ce livre nous fait découvrir l'histoire de Vaelin Al Sorna avant son emprisonnement de 5 ans, période au bout de laquelle il doit mener un duel à mort. Nous découvrons ainsi les étapes qui l'ont amené à ce point précis. Entré dans le sixième ordre alors qu'il était enfant, il a appris à devenir soldat, affronté des épreuves qui auraient pu le tuer et participé à des batailles. Au cours de ces années, petit à petit il découvre l'existence de ce qu'on appelle la Ténèbre, qui rassemble bien souvent ce que le commun des mortels ne peut expliquer.

Les personnages sont nombreux, voire même trop, j'ai parfois eu du mal à m'y retrouver mais heureusement les annexes nous aident à s'y retrouver. Il manquerait peut-être une annexe qui ferait bien la part des choses entre les différents peuples, et pas seulement les différentes familles et ordres, mais ce n'est qu'un détail qui n'entrave pas la compréhension. Le tout est de bien suivre. Vaelin est plein de surprise, difficile à cerner par moment, mais on fini par comprendre qu'il va toujours au bout de ce qu'il entreprend en se gardant au maximum de faire le mal. Les autres personnages principaux sont dans l'ensemble tous bien creusés, particulièrement ses frères et sœur Sherin. Les liens qui se tissent entre chacun sont tous aussi forts les uns que les autres, ce qui rend d'autant plus difficile la perte de certains. Même si on ne s'attache pas à certains, la douleur de Vaelin au moment de leur perte, tout comme les liens qui les unissaient sont si bien décrits, si profonds, qu'on ne peut que les partager !

Le tout nous est servi sur ce fond de mystères, fait de magie et de la Ténèbre, la voix du sang que Vaelin entend et qu'il a tant de mal à maîtriser. Le final est surprenant. L'auteur sait nous prendre au dépourvu quant aux traitres qui se cachent dans les rangs de l'ordre. De même il n'hésite pas à maltraiter ses personnages. On ne sait pas un seul instant à quoi s'attendre en tournant les pages. L'auteur sait nous tenir en haleine jusqu'au bout !

L'écriture est riche tout en permettant une lecture fluide. Le récit est captivant du début à la fin sans la moindre longueur. Le livre ne manque pas de détails, que ce soit dans les descriptions des personnages, des lieux, permettant de visualiser au mieux les scènes ou dans la description des sentiments des personnages. Les dernières pages annoncent une suite alléchante, avec tout autant de rebondissements, et j'ai hâte de lire cette suite.

Je remercie Babelio et les éditions Bragelonne pour cette lecture.

Note : 5 bulles sur 5

16 octobre 2016

In My Mailbox #6

In My Mailbox
Mis en place par Kristi du blog The Story Siren, In My Mailbox est le moyen de partager les livres reçus/achetés sur la semaine (sauf qu'ici je le fais sur le mois). En France, le rendez-vous a lieu sur le site de Lire ou Mourir.

Avec une semaine de retard par rapport à mon timing habituel, on se retrouve pour un nouveau point sur mes dernières acquisitions livresques. Et oui dimanche dernier je n'ai pas vraiment eu le temps, entre Punky qui refusait de s'alimenter suite à son intervention (il a fallu la stimuler à fond, ce n'était pas facile) et ensuite retour chez moi avec une heure de route pour prendre le TGV pour une formation de 2 jours sur Paris. Bref c'était un peu la course.

Je suis fière de dire que j'ai été extrêmement sage ce mois-ci puisque je n'ai acheté que deux livres !



Tout d'abord, La Fenêtre de Dieu de Cédric Blondelot, je ne reviens pas dessus puisque je l'ai déjà lu et chroniqué. Suffit de suivre le lien pour plus d'infos.

Deuxième achat avec le troisième tome de Polynesia, Le pouvoir des signes. J'ai eu la mauvaise surprise de découvrir que ce troisième tome était épuisé chez Buchet-Chastel, ce qui m'a posé un gros soucis... je veux bien acheter le format poche, mais ça va pas le faire à côté des deux précédents dans ma bibliothèque... Finalement j'ai réussi à le trouver sur Priceminister. Ouf !

Voilà, j'espère rester aussi sage pour cette fin d'année : on approche de mon anniversaire et Noël donc risque de doublons si j'achète trop.

Je vous souhaite une très bonne semaine et d'excellentes lectures.

15 octobre 2016

Sur ma peau

La ville de Wind Gap dans le Missouri est sous le choc : une petite fille a disparu. Déjà l'été dernier, une enfant avait été sauvagement assassinée...
Une jeune journaliste, Camille Preak, se rend sur place pour couvrir l'affaire. Elle-même a grandi à Wind Gap.

Mais pour Camille, retourner à Wind Gap, c'est réveiller de douloureux souvenirs. À l'adolescence, incapable de supporter la folie de sa mère, Camille a gravé sur sa peau les souffrances qu'elle n'a pu exprimer. Son corps n'est qu'un entrelacs de cicatrices...
On retrouve bientôt le cadavre de la fillette. Très vite, Camille comprend qu'elle doit puiser en elle la force d'affronter la tragédie de son enfance si elle veut découvrir la vérité...


Sur ma peau de Gillian Flynn

Sur ma peau de Gillian Flynn, 379 pages, Le Livre de Poche, 2014

Mon avis : Camille Preak, journaliste, est envoyée dans la ville de son enfance pour rédiger un article sur le meurtre d'une fillette et la disparition d'une deuxième. Frank Curry, son rédacteur en chef est persuadé qu'il s'agit de meurtres en séries. Mais pour Camille, réintégrer la ville de Wind Gap n'est pas si facile. Petit à petit les souvenirs de son enfance vont revenir : sa sœur, sa relation avec sa mère Adora, les automutilations...

Retrouver l'auteure dans un nouveau livre (enfin techniquement c'est son premier) a été un vrai plaisir. Enfin presque, non ce livre n'est pas un coup de cœur, ce qui ne veut pas dire que je n'ai pas aimé. Comme pour les deux suivants, l'écriture de Gillian Flynn est très agréable à lire. Elle ne donne pas dans la description à outrance, mais sait s'y attarder quand c'est nécessaire. On découvre la ville de Wind Gap et surtout la mentalité de ses habitants. J'ai eu l'impression de faire un retour en arrière. Ils ont une façon de penser particulièrement ancienne... totalement contre-balancée par la jeune génération qui pour le coup est dans l'abus total à tous les niveaux, avec des jeunes plus qu'en avance sur leur âge. Le tout dans une ambiance particulièrement malsaine...

C'est le cas notamment d'Amma, la demi-sœur de Camille. Amma est odieuse avec les jeunes de son âge, voire de son groupe. Manipulatrice à souhait, elle sait obtenir ce qu'elle veut et sait parfaitement donner le change auprès de sa mère. C'est un personnage qu'on aurait envie de gifler et pourtant parfois, on se laisserait nous-même manipuler à avoir pitié d'elle.
Au départ je n'étais pas fan du personnage de Camille. Pas très motivée dans la vie, à mille lieues de l'image de l'adulte réfléchie et pouvant être un modèle pour sa jeune sœur... bien loin de ce que l'on attendrait d'une journaliste. Mais au fil des pages, avec son histoire délivrée au compte-goutte, on finit par comprendre qu'elle en soit arrivé là. Décidément, Gillian Flynn a l'art de nous servir des personnages écorchés-vifs.
Leur mère, Adora, est un personnage détestable, et on comprend vite que beaucoup en ville ne la portent pas dans leur cœur.

J'ai bien cru, très rapidement, et jusqu'aux dernières pages que j'avais cerné le coupable de ces meurtres. Mais l'auteure nous offre un retournement de situation de dernière minute auquel on ne s'attend pas une seule seconde. Et c'est ce retournement qui sauve le livre. On en arrive à la raison du pourquoi ce livre n'est pas un coup de cœur : si je me suis trompée sur l'identité du coupable, pour autant j'ai très rapidement percé le mystère qui entoure le livre de façon plus globale. L'auteure nous met trop de clés en main dès le départ. Pour moi cette énigme (parce qu'au final dans ce livre, il y en a deux) était une évidence si bien que je voyais le final arriver sans surprise. Quand la confirmation m'a été faite clairement, je n'ai pas du tout été étonnée... bref je me suis un peu ennuyée de ce côté-là. Mais pour autant j'ai aimé puisque le coupable n'est pas du tout celui auquel on pense. J'y ai bien pensé un petit moment mais vraiment peu de temps : je voyais mal comment c'était possible, mais là-dessus la réponse nous est donnée. Par ailleurs, même si j'avais cerné cette partie du livre, il reste très agréable à lire. Découvrir les personnalités, et pour certains l'histoire, des différents personnages permet malgré tout de garder notre attention éveillée tout au long du livre.

13 octobre 2016

L'Héritage, tome 4

Il y a peu encore, Eragon n'était qu'un simple garçon de ferme, et Saphira, son dragon, une étrange pierre bleue ramassée dans la forêt... Depuis, le sort de plusieurs peuples repose sur leurs épaules. De longs mois d'entraînement et de combats, s'ils ont permis des victoires et ranimé l'espoir, ont aussi provoqué des pertes cruelles. Or, l'ultime bataille contre Galbatorix reste à mener. Certes, Eragon et Saphira ne sont pas seuls, ils ont des alliés : les Vardens conduits par Nasuada, Arya et les elfes, le roi Orik et ses nains, Garzhvog et ses redoutables Urgals. Le peuple des chats-garous s'est même joint à eux avec son roi, Grimrr Demi-Patte. Pourtant, si le jeune Dragonnier et sa puissante compagne aux écailles bleues ne trouvent pas en eux-mêmes la force d'abattre le tyran, personne n'y réussira. Ils n'auront pas de seconde chance.
Tel est leur destin. Il leur faut renverser le roi maléfique, restaurer la paix et la justice en Alagaësia.
Quel que soit le prix à payer.




L'Héritage, tome 4 de Christopher Paolini, 888, Bayard Jeunesse, 2012

Mon avis : Pour commencer, vous excuserez la pauvreté de cette chronique mais étant malade depuis plus d'une semaine, mon cerveau a un peu de mal à se mettre en route. Par ailleurs cela fait un petit moment maintenant que j'ai lu le livre donc je n'ai plus trop les détails en tête...

Cela faisait une éternité que j'avais laissé de côté ce cycle de livres. À tel point que j'ai eu beaucoup de mal à me remettre dans l'histoire. Moi qui n'aime pas les rappels sur les tomes précédents, pour le coup ça m'a bien servi. Si la reprise a été difficile pour autant c'était un plaisir de retrouver tous ces personnages que j'avais délaissés, que ce soit Eragon, Arya, Roran, ou encore Nasuada, et bien évidemment Saphira. Comme pour les tomes précédents, il se lit très facilement, avec des fins de chapitre qui nous tiennent en haleine.

Dans ce livre, beaucoup de personnages font preuve de détermination et de force morale, et plus particulièrement Nasuada qui va vivre des heures bien sombres. D'autres personnages vont nous surprendre avec parfois de l'aide que l'on aurait jamais imaginé.

J'ai particulièrement apprécié la fin du livre qui loin d'être négative, n'est pour autant pas totalement positive. On n'est pas sur un Happy End parfait. En particulier, Eragon va devoir faire un choix pour son avenir, et pas seulement le sien. C'est précisément ce choix qui permet de démarquer le livre dans le sens où on n'est pas sur quelque chose d'attendu et même si il est en paix avec cette décision, ce n'est pour autant pas celle qu'on aurait souhaité pour lui. Il trouve le courage de faire un choix que beaucoup n'auraient sans doute pas fait à sa place.


12 octobre 2016

La Fenêtre de Dieu

De l'autre côté de l'Atlantique, à Chicago, une femme meurt dans l'incendie de son appartement.

Deux ans plus tard, le 31 Juillet 1979, rue de Tolbiac, en plein Paris, un nouveau-né est abandonné dans un kiosque à journaux. Alors qu'il chiait sur
Le Monde et pissait sur L'humanité, un couple le trouva et l'adopta. Il fut appelé : Tolbiac Juillet.

Adulte, Tolbiac devient magicien. Ne lui demandez jamais de tour avec des colombes, il les déteste. Quant à son lapin, il n'en a plus. Il l'a bouffé la veille. Mais Tolbiac n’est pas seulement doué pour la prestidigitation, il est aussi un pickpocket de génie. Sa vie bascule tandis qu'il fume une cigarette dans les toilettes d'une piscine. Il n'en sortira jamais. Aspiré par la cuvette. Oui, aspiré !

C'est au prix d'un minutieux travail de recoupements, où les évènements entrent en résonance, que Tolbiac comprendra quel brûlant secret entoure son existence.


La Fenêtre de Dieu de Cédric Blondelot

La Fenêtre de Dieu de Cédric Blondelot, 353 pages, Autoédité, 2016

Mon avis : Et voilà il arrive enfin, j'ai terminé le livre il y a une bonne semaine maintenant mais entre mes allers-retours sur la route, Punky à soigner (je vous donne bientôt des nouvelles de la petite pirate) et ma formation sur Paris, je n'ai pas trouvé le temps de me poser devant l'ordi avant aujourd'hui.

Dans ce livre, on découvre le personnage de Tolbiac Juillet, magicien de métier, quelque peu pickpocket à ses heures perdues. Tolbiac a été abandonné à sa naissance et adopté par un couple qui l'a aimé et élevé comme s'il était leur propre fils. Nous allons donc suivre la vie de Tolbiac pendant quelques temps, jusqu'au jour où, de la façon la plus inattendue qui soit (si tant est que ce qui lui arrive soit attendu...) il se retrouve propulsé, aspiré par la cuvette des toilettes, dans un endroit qu'il ne connaît pas, auprès de personnes dont il ne sait absolument rien, mais qui semblent, elles, le connaître... ou presque... il va découvrir ce qu'aurait été sa vie (celle d'un certain Zéphyr) s'il n'avait pas été abandonné.

Avec La Fenêtre de Dieu, Cédric Blondelot illustre à merveille le phénomène de l'effet papillon avec lequel Tolbiac, petit à petit va comprendre qui étaient ses parents, et dans quelles circonstances il a été abandonné. C'est un livre extrêmement agréable à lire. Le style est riche mais se lit très facilement, le tout sur un ton léger, comique ou encore ironique. J'ai eu un peu de mal à comprendre où l'auteur nous emmenait avec la première partie, où l'on fait notamment connaissance avec la pauvre Mirabelle... une vache... Sur le moment j'y ai vu une façon originale d'en arriver aux présentations avec Tolbiac, mais en fait non, chaque élément a sa raison d'exister, rien n'est laissé au hasard, jusqu'au clin d'œil au matricule de Mirabelle à la fin du livre.

On retrouve des personnages hauts en couleurs. Le personnage de Tolbiac Juillet est très vite attachant. Il est perdu par moment, on le voit notamment dans sa relation avec Cathy. À d'autres moments, on va peut-être moins adhérer sur certaines façons de faire notamment face à Mathilde, la compagne de Zéphyr. Mais en même temps, dans une situation complexe comme la sienne, on peut comprendre qu'il fasse parfois preuve d'égoïsme...
De façon générale, chaque personnage est attachant que ce soit dans la réalité que connait Tolbiac, ou dans celle de Zéphyr, pour certains on va même jusqu'à compatir, je pense encore une fois à Mathilde qui ne comprend rien à ce qui se passe mais qui s'en prend plein les dents.
Pour d'autres personnages, je ne les nommerais pas pour ne pas trop en révéler mais on a des sentiments qui évoluent et passent à peu près par tous les stades au fil de la lecture : d'un côté, ils sont adorables, d'un autre, mais comment ont-ils pu faire ce qu'ils ont fait ? (dans une réalité ou dans une autre d'ailleurs).

Comme je le disais plus haut, l'auteur maîtrise son sujet à la perfection. Je n'ai pas noté d'incohérences dans le texte (je ne dis pas qu'il n'y en a pas mais pour ma part en tout cas je n'en ai pas décelé). Il nous surprend d'un bout à l'autre en nous amenant vers des révélations et des rebondissements que l'on n'aurait jamais imaginé. Et comme je le disais plus haut, on ne s'attend pas quand on commence la lecture, à ce qu'un lien clair et net soit fait avec la première partie en dehors de cette pauvre Mirabelle. Enfin, si les réponses sur les origines de Tolbiac sont élucidées, le livre se termine sur un gros point d'interrogation qui annonce, on l'espère, de nouvelles aventures pour ce personnage.

Vous l'aurez compris, cette lecture a été pour moi un vrai coup de cœur. Je vous recommande vivement de lire La Fenêtre de Dieu. J'espère sincèrement qu'une suite est prévue, j'ai vraiment hâte de retrouver Tolbiac dans de nouvelles aventures.

11 octobre 2016

Le Mardi sur son 31 #10


Rendez-vous découvert sur Les bavardages de Sophie, pour voyager à l'intérieur des livres, jusqu'à la page 31...

Valisar, tome 3 : La Colère de Fiona McIntosh



"Elle avait essayé de chasser de son esprit le caractère complètement étranger de cet endroit, en espérant que, lorsque la drogue se serait dissipée, il en irait de même pour cette sensation de rupture avec tout ce qui lui était familier." p. 31

08 octobre 2016

Les Lieux sombres

Article écrit le 06/08/2011

Les Lieux sombres de Gillian FlynnDébut des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux sœurs sont assassinées dans la ferme familiale. La petite fille, qui a échappé au massacre, désigne le meurtrier à la police : son frère, âgé de quinze ans. Vingt-cinq ans plus tard, alors que Ben est toujours derrière les barreaux, Libby souffre de dépression chronique. Encouragée par une association passionnée par l'affaire, elle accepte de retourner pour la première fois sur les lieux du drame. Et c'est là, dans un Middle West dévasté par la crise économique, qu'une vérité inimaginable commence à émerger...
Après
Sur ma peau, Gillian Flynn confirme avec ce livre, au style intense et viscéral, son immense talent.

Les Lieux sombres de Gillian Flynn, 506 pages, Le Livre de Poche, 2011

Mon avis : La famille de Libby Day a été assassinée en 1985 par son frère, Ben. Meurtres à l'allure de rituel satanique, témoignage de Libby, rumeurs sur Ben... tout concourrait à le pointer du doigt et le juger coupable. Vingt-quatre ans après son jugement et une peine de prison à vie, Libby est approchée par un membre d'un Kill Club, qui tente de reconstituer les meurtres et découvrir ce qui est réellement arrivé. Petit à petit, Lyle va réussir à faire douter Libby sur ses propres souvenirs de cette nuit-là...
Il ne faut pas s'attendre à de l'action à chaque page, ni même souvent, il n'y en a pas, et c'est ce qui fait toute la force de ce roman. Un roman sombre qui commence avec la vision de la vie de Libby, ses sentiments, qui présente les avancées de son enquête, qui retrace tout doucement la journée du 2 janvier 1985 de Patty et Ben Day, pour nous montrer, d'une part la misère d'une famille et d'une mère qui fait tout pour faire survivre ses enfants face au manque d'argent et un père absent, et d'autre part, la vie chaotique de Ben qui s'enfonce petit à petit dans l'alcool, la drogue, et côtoie des personnes réputées satanistes...
Plus on avance dans le récit, plus le sentiment d'urgence se fait sentir. On sait que l'on approche inexorablement du moment où le drame aura lieu, celui où la mère et les deux sœurs de Libby et Ben ont été tuées... On aimerait presque leur crier "partez tant que vous le pouvez, il n'est pas encore trop tard !", mais si, il est déjà trop tard, on s'en rendra compte en découvrant ce qui s'est réellement produit...
Certains passages sont insoutenables, j'avoue avoir eu du mal à les lire mais ils donnent encore plus de poids à l'angoisse qui nous étreint...

Note : 5 bulles sur 5

05 octobre 2016

Arcadia

Londres, 1872.
Dans le monde d'Arcadia, la réalité a les couleurs du rêve : un royaume idéal, baigné de féérie arthurienne, dans lequel les ministres sont poètes et les artistes sont rois, où le futur est tabou et la mort improbable.
Un jour pourtant, d'étranges présages viennent troubler la sérénité de la belle capitale. Neige bleutée, vaisseau fantôme... Le peintre Rossetti et ses amis se sentent mystérieusement concernés. Cent quarante ans plus tard, dans un Paris agonisant plongé sous les eaux, quatre jeunes gens férus d'art victorien entendent le même appel, et s'apprêtent à déchirer le voile qui sépare les deux mondes.




Arcadia de Fabrice Colin, 357 pages, Bragelonne, 2014

Mon avis : La voici, la voilà enfin ma chronique pour Arcadia de Fabrice Colin. J'ai classé ce livre dans le steampunk parce que c'est ainsi que je le vois classé à peu près partout. Pour autant je ne suis pas certaine qu'il puisse être classé comme tel, science-fiction de façon plus générale. Si on part dans le détail je dirais... OLNI (L pour "Lu"). La seule chose qui m'est venue à l'esprit en fermant ce livre était "il a fumé quoi l'auteur quand il a écrit ça ?"... Dans cet ouvrage, l'auteur oppose plusieurs époques et lieux : un Londres du XIXème pratiquement utopique d'un côté, un Paris d'aujourd'hui plutôt apocalyptique, et y insère des légendes, la plus évidente étant Camelot et le roi Arthur, mais pas que. A vrai dire, je suis même à peu près sûre d'être passée à côté de certaines références.

Il faut s'accrocher à la lecture de ce livre. Il fourmille de personnages, d'une part, on finit un peu par s'y perdre. D'autre part, des liens sont faits petits à petit entre les personnages des différentes époques. Pour ma part j'ai passé un bon moment à essayer de me souvenir qui correspond à qui dans l'autre époque. Mais au bout d'un moment on s'y fait et ça devient naturel.

Il y a beaucoup de choses que je n'ai pas compris dès le départ. Au fil des pages je voyais bien que je n'obtenais pas de réponses, qui auraient pourtant plus qu'aidé pour la compréhension. Mais pour autant ça ne m'a pas empêchée de continuer. Même si on ne voit pas où veut en venir l'auteur, on sent petit à petit les liens se créer par-ci par-là, on commence à voir se profiler une histoire derrière tout ces mystères. Petit à petit le puzzle prend forme, et pourtant pour ma part certaines questions restent sans réponse. La seule chose qu'on est capable de se demander au final, c'est comment l'auteur a pu créer ce monde magique, enchanteur, tout en étant effrayant par moment. D'où peut-on sortir de telles idées, toutes ces ramifications. Il faut avoir une sacrée dose d'imagination et encore, le mot est faible.

Malgré ces questions qui restent en suspens, ce livre a été un réel plaisir à lire, tellement l'auteur nous amène à nous poser des questions. Je pense qu'une deuxième lecture permettrait de répondre aux questions qui persistent, mais on va reposer un peu ce pauvre petit cerveau avant !

04 octobre 2016

Le Mardi sur son 31 #9


Rendez-vous découvert sur Les bavardages de Sophie, pour voyager à l'intérieur des livres, jusqu'à la page 31...

Le fenêtre de Dieu de Cédric Blondelot

"C'est au Corner Celtic, un pub irlandais situé un peu plus haut sur la quatorzième rue, qu'Erin trouva refuge. Perchée sur un tabouret massif en bois noir, elle se fouillait les cheveux. Un grain de maïs rebondit sur la table. Le filet du soleil couchant qui filtrait par la lucarne l'embrasa telle une pépite d'or." p. 31

02 octobre 2016

Homunculus

Fin du XIXe siècle, Londres : une cité de contradictions et de merveilles, au ciel traversé par un dirigeable dont le conducteur est mort depuis des années, et où des hommes bien vivants sont prêts à tout pour voler une carpe. C'est là qu'une compétition acharnée oppose une bande de scientifiques géniaux, emmenée par le célèbre explorateur et inventeur Langdon St. Ives, à une sinistre ligue constituée d'un milliardaire débauché, d'un savant aussi dément qu'amoral et d'une horde de morts-vivants. L'objet de leur lutte ? Un homuncule, créature fantastique à l'existence tenue secrète et dotée de tous les pouvoirs, capable de triompher de la mort et du temps. Et celui qui réussira à s'en emparer régnera sur l'éternité... reste à savoir quel camp l'emportera le premier !



Homunculus de James P. Blaylock, 307 pages, Bragelonne, 2016

Mon avis : Avec Homunculus, on assiste à une course entre plusieurs camps, qui souhaitent mettre la main sur une boîte renfermant l'Homuncule, un être miniature, possédant entre autres le pouvoir de redonner la vie. Bien évidemment, on s'en doute, les motivations des divers camps sont différentes. Le but étant avant tout pour le club Trismégiste, d'empêcher Ignacio Narbondo, un médecin adepte d'expériences contre nature, de mettre la main en premier sur cette boîte.

J'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver une ambiance steampunk. Néanmoins la lecture a été un peu difficile au départ. Et pour cause, ce livre comporte quand même pas mal de personnages. Le hic est qu'ils nous sont présentés très rapidement les uns à la suite des autres. J'ai donc du lire une bonne partie du livre en étant particulièrement attentive, voire parfois en faisant quelques retours en arrière de façon à être sûre de ne pas les confondre. En dehors de ce détail, ce roman est très agréable à lire, avec un style riche et des descriptions qui nous plongent dans ce Londres revisité comme si on y était.

Encore une fois les personnages sont variés, difficile de dire que j'ai accroché à l'un plus qu'à un autre. On est plutôt dans une ambiance où les gentils sont gentils et les méchants sont méchants, et même carrément fous, pas de demi-mesure. Il n'y a que pour Bill Kraken pour qui on se demande vers qui va réellement sa fidélité.
J'avoue que, pour les raisons mentionnées plus haut, il y a certains personnages vraiment secondaires que j'ai eu du mal à situer jusqu'à la fin, ce qui a un peu gâché la lecture de ce livre.

Côté énigme, on est pris dès le départ dedans. Ce qui a également participé à mes difficultés sur les premières pages, puisque d'emblée, on nous présente ce Londres revu et corrigé, et surtout ce fameux dirigeable que l'on croit secondaire, mais qui ne l'est pas tant que ça finalement. Et ce dirigeable, on en parle, mais je n'ai pas eu l'impression qu'on nous expliquait vraiment son histoire. On en aborde une partie mais qui ne nous aide pas vraiment à comprendre le mystère qui y est rattaché. Pour autant, le livre n'en reste pas moins agréable à lire, on est pris dans les intrigues : qui va gagner ? où est la boîte ? qui travaille pour qui ? etc...

C'est donc un livre que je ne considère pas tout à fait comme un coup de cœur compte-tenu des difficultés de compréhension du départ, mais qui l'aurait été sans cela.

01 octobre 2016

Book Jar and others #3


Bonjour à tous, on se retrouve pour ce premier jour d'octobre pour un nouveau tirage au sort. Comme vous allez le constater, j'ai modifié le format de la Book Jar, et pour cause, je ne me concentre plus sur les séries en cours puisqu'il n'y en avait plus énormément, j'ai donc tout simplement décidé de mettre l'intégralité des auteurs de ma PàL. Ce mois-ci la pêche est excellente puisque je suis tombée sur :

Gillian Flynn ! J'étais heureuse de tomber sur cette auteure, il me reste un livre à lire d'elle, Sur ma peau, que j'ai acheté depuis un bon moment, mais comme toujours il y en a tellement d'autres à lire que je ne savais pas quand m'y mettre. J'avais découvert Gillian Flynn avec Les lieux sombres qui avait été un véritable coup de cœur. Les apparences dans un autre style m'avait également conquise un an plus tard. Je vais donc enfin pouvoir découvrir son premier livre !

Et pour le reste, voici ma petite sélection pour la PàLM d'octobre.

Alors, si vous vous demandez comment je choisis, en fait c'est assez simple, pour commencer je poursuis les séries déjà commencées donc Les Enquêtes de Setna, tome 3 : Le voleur d'âmes de Christian Jacq, en espérant qu'il rattrapera le niveau du tome précédent, et Valisar, tome 3 : La Colère de Fiona McIntosh. Pour ce mois-ci, une petite particularité : j'ai été contactée via Facebook par Cédric Blondelot qui m'a présenté son livre La fenêtre de Dieu, et son personnage Tolbiac Juillet. Forcément j'ai farfouillé et découvert beaucoup d'avis positifs, mais surtout c'est la démarche, peu classique (du moins pour ma part, c'est bien la première fois que je suis amenée à découvrir un livre de cette façon), qui m'a donné envie d'acheter son livre. Je tenais donc à le découvrir rapidement. Mise à part ce petit écart, la technique habituelle consiste à prendre mes bibliothèques les unes à la suite des autres, et dans chacune d'elles je repère LE livre que je veux lire là maintenant. Mes bibliothèques sont éparpillées dans tout l'appartement, du coup ça fait un peu chasse au trésor ! Donc pour terminer cette PàLM d'octobre, je termine avec The Book of Ivy d'Amy Engel.

Je vous souhaite à toutes et à tous d'excellentes lectures, et on se retrouve bientôt pour une nouvelle chronique.