14 août 2017

Elantris, tome 1 : Chute

Jadis, Elantris était splendide. On l'appelait la cité des dieux, elle rayonnait de pouvoir. La légende dit que ses habitants étaient immortels. Force, vitesse. perspicacité : ils pratiquaient la magie d'un simple mouvement de la main. On venait de très loin pour admirer Elantris et profiter de ses richesses.

Jadis, le Shaod était une bénédiction. Magie bienveillante, elle frappait au hasard, souvent la nuit, aussi bien le voleur que le marchand, le noble que le guerrier, hommes, femmes et enfants. Ceux qui étaient choisis ne vieillissaient plus et pouvaient vivre dans les murs d'Elantris, une vie libre et éternelle.

Cette éternité a pris fin il y a dix ans.

Elantris, tome 1 : Chute de Brandon Sanderson

Elantris, tome 1 : Chute de Brandon Sanderson, 281 pages, Orbit, 2009

Mon avis : Dans le premier tome d'Elantris de Brandon Sanderson, nous faisons la connaissance de Raoden, le prince d'Arélon, qui découvre à son réveil qu'il a été victime du Shaod, l'obligeant à s'exiler dans la cité d'Elantris. Dix ans auparavant le Shaod était une bénédiction, conférant à ceux qui étaient touchés par celui-ci, les pouvoirs d'un Dieu et la vie éternelle. Mais depuis dix ans, le Réod a inversé cette bénédiction. Désormais les victimes du Shaod sont comparables à des morts-vivants. Leurs cheveux deviennent blancs, leur peau devient pâle et couverte de tâches noires, et la moindre blessure, si minime soit-elle, les fait souffrir indéfiniment. Raoden est donc contraint de partir pour Elantris, le jour même où sa fiancée, Sarène, doit arriver pour leur mariage. Mais plutôt que d'avouer la vérité à Sarène, on lui fait croire que Raoden est mort. Pendant que Raoden tente de se faire sa place à Elantris, Sarène découvre rapidement que de nombreux secrets se cachent en Arélon et elle va tenter de les mettre à jour.

J'ai beaucoup apprécié la plume de l'auteur toutefois j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire. Commencer cette saga en sortant d'une grosse panne de lecture n'est pas l'idéal, mais c'est aussi ce livre qui m'aura permis d'en sortir ! J'ai donc du m'accrocher sur les premiers chapitres le temps de sortir de cette panne, avec quelques retours en arrière pour cause d'inattention. Mais une fois que j'étais dedans je n'ai plus su le fermer ! On est très rapidement immergé dans l'histoire puisque le livre commence directement avec l'exil de Raoden.

Les personnages sont attachants, en particulier Sarène qui tente de s'élever et se démarquer dans cette cité qu'elle ne connait pas et où la femme n'a que peu de place.
Raoden m'a semblé calculateur dans un premier temps et je n'appréciais pas forcément son personnage. J'avais l'impression de quelqu'un qui voulait s'attirer la gloire et avoir son propre clan à côté des autres clans qui se sont formés à Elantris. Mais quand on finit par comprendre son objectif, on le voit sous un tout autre jour et il devient vraiment attachant.
Un personnage en particulier m'intrigue beaucoup, même s'il semble très gentil, j'ai comme l'impression qu'on est loin de tout savoir à son sujet et que l'on risque d'avoir de mauvaises surprises. Je ne dis pas de qui il s'agit pour ne pas trop en dire.
Et n'oublions pas Hrathen qui est bien décidé à imposer sa religion en Arélon, quelqu'en soit le prix.

L'univers de l'auteur est riche et surtout mystérieux. Mais je n'ai aucun doute que cet univers est loin d'être exploité à son maximum dans ce premier tome. Le deuxième tome nous réserve sûrement beaucoup d'autres découvertes et de surprises. Qu'est-ce qui a provoqué le Réod ? Est-il réversible ? Mais aussi, Sarène et Raoden vont-ils être réunis d'une façon ou d'une autre ? Jusqu'où va aller Hrathen pour parvenir à ses fins ?
J'ai hâte de découvrir le deuxième tome.


13 août 2017

In My Mailbox #13

In My Mailbox
Mis en place par Kristi du blog The Story Siren, In My Mailbox est le moyen de partager les livres reçus/achetés sur la semaine (sauf qu'ici je le fais sur le mois). En France, le rendez-vous a lieu sur le site de Lire ou Mourir.

Bonjour à tous, on se retrouve pour faire le point sur mes achats des .... 4 derniers mois... oui rien que ça. J'avoue, j'ai pas du tout eu le courage de le faire avant. Du coup forcément ça va être très conséquent. Je vous épargne ceux dont j'ai déjà parlé dans d'autres articles style Book Jar and others qui seront chroniqués sous peu, ou chronique pour ceux que j'ai déjà lus.


Le plus ancien achat, il s'agissait donc de L'Empire Électrique de Victor Fleury, un roman steampunk publié chez Bragelonne dans une édition toujours aussi magnifique. J'ai décidé d'acquérir les tomes 4 et 5 de la saga Oscar Pill d'Eli Anderson, que j'ai délaissée il y a très très très longtemps, alors qu'elle était plutôt pas mal, mais la couverture du tome 3 m'avait juste refroidie. Mais j'ai décidé de la reprendre et de la terminer !


Par la suite, y a eu comme un énooooorrrrme craquage chez France Loisirs. Pour ma défense j'ai du enchaîner 2 ou 3 bons pour un livre gratuit en échange de 100 points... ceci explique cela... Côté policiers / thrillers, j'ai choisi Omnia Vanitas d'Emmanuel Valnet dont la couverture m'intrigue énormément (oui il ne me faut pas grand chose), Surtensions, le dernier livre en date d'Olivier Norek, et Le coma des mortels de Maxime Chattam (à savoir que j'ai plein de livres de cet auteur, mais que je n'en ai encore jamais lu un seul, va falloir remédier à ça). Sinon côté fantastique, j'ai acheté le premier tome de la saga Rebecca Kean de Cassandra O'Donnell, Traquée. Et enfin, j'ai tellement entendu Pauline de la chaîne Patatras parler de la saga de science-fiction Red Rising de Pierce Brown que j'ai craqué d'un coup d'un seul pour les trois tomes. On est acheteuse compulsive ou on ne l'est pas.


Ensuite, au mois de juin, si vous me suivez via podcasts sur Youtube, vous savez déjà que j'ai assisté au salon Saint-Maur en Poche au cours duquel je n'ai pas été très sage non plus, encore que j'étais limitée puisque j'étais en train et que les livres c'est lourd... J'ai acheté Dompteur d'anges de Claire Favan, que j'ai fait dédicacer. L'auteure est vraiment très gentille, très naturelle, sans prise de tête. C'est un vrai plaisir de parler avec elle. Pour le reste j'étais plutôt en mode "achète des poches dont tu ne connais pas les auteurs histoire de les découvrir". Du coup j'ai pris Am Stram Gram de M. J. Arlidge. Ses livres me font de l'œil depuis pas mal de temps maintenant, j'ai donc sauté sur l'occasion. Des amies m'ont pas mal parlé récemment de La fille du train de Paula Hawkins. J'avais fait un blocage au moment de sa sortie avec tout le foin qu'il y a eu autour, mais là il me tentait bien. Criminal Loft d'Armelle Carbonel, que je ne connaissais pas du tout, a attiré ma rétine en moins de deux. Le dernier livre de Jacques Saussey me fait très envie, mais j'aimerais bien découvrir ses premiers livres avant. De sinistre mémoire a donc tout naturellement sauté dans mon sac sans me demander mon avis... fichtre... Et pour le coup, j'ai déjà lu Nymphéas noirs de Michel Bussi mais comme je l'ai chez Pocket, ben je continue sur la même édition avec Gravé dans le sable.


L'achat suivant en librairie s'est fait un mois plus tard, le soir même de mon dernier jour de boulot. Je me devais de fêter dignement les congés. Mais grosse, énorme déception puisqu'un livre est totalement abîmé et je ne l'avais pas vu sur place. Certains endroits sont plutôt sombres dans la librairie du coup là où j'ai cru que la couverture de L'île aux mensonges de Frances Hardinge se relevait juste un peu, en fait elle était pliée... je l'ai découvert en arrivant chez moi... fail !  Il est catégorisé dans les thrillers, mais jeunesse, et je trouve la couverture très jolie et très mystérieuse (quand elle n'est pas pliée...)! Ce jour-là j'ai également acheté trois livres qui me faisaient envie depuis un bon bout de temps : du fantastique avec The Effigies de Sarah Raughley et Shades of Magic, tome 1 de V. E. Schwab, et de la fantasy avec L'Empire des tempêtes, tome 1 : Hope & Red de Jon Skovron.


Et enfin, tout dernier achat en date, j'ai craqué pour deux thrillers : La veuve de Fiona Barton et Underground de S. L. Grey. Je ne sais pas du tout de quoi il est question dans ces livres mais les couvertures me faisaient trop envie ! J'ai également acheté La Tour Sombre, tome 1 : Le Pistolero de Stephen King... comment ça ? je suis un mouton qui se laisse influencer par les adaptations ciné ? non... *elle sifflote l'air de rien*. Le pire est que finalement, je n'irai probablement pas voir ce film au cinéma parce que 1 : c'est l'adaptation des trois premiers tomes et vu la police d'écriture minuscule, je vais être incapable d'enchaîner les trois même si ils sont tout courts (problème côté ophtalmo), et 2 : il est pas bien long le film en fait... c'est douteux... pourtant j'adore les films avec Matthew McConaughey mais là j'ai un mauvais pressentiment... Et enfin j'ai craqué pour Quelques pas de plus d'Agnès Marot histoire de le lire avant les Halliennales en octobre. Les couleurs sont trop belles, les dessins sur la couverture sont extras, bref ce livre me fait super envie !

Et voilà, on a fait le grand tour des derniers achats. J'ai quand même une réflexion à partager avec vous. Ça me désole un peu de constater que de plus en plus de titres de livres étrangers ne sont pas traduits. Il est dommage, qu'en France, alors qu'on a quand même une belle langue, on se retrouve avec des livres dont le titre n'est pas en français. Je suis la première à reconnaître que parfois voire souvent les traductions de titre laissent à désirer mais quand même... je préfère une traduction moyenne à un titre que je suis incapable de prononcer parce que je suis une quiche en anglais...

Voilà voilà, sur ce je vous laisse, je vous souhaite une bonne soirée et plein de bonnes découvertes livresques !

06 août 2017

[gataca]

L'Évolution est une exception.
La règle, c'est l'Extinction.

Une jeune scientifique spécialiste de l'évolution des espèces, retrouvée morte, attaquée par un primate.
Onze hommes derrière les barreaux. Leurs points communs : tous ont commis des crimes barbares et tous sont... gauchers.
Enfin, la découverte d'une famille de Néandertaliens assassinée par un Cro-Magnon.
Quel est le rapport entre ces affaires et des crimes éloignés de 30 000 ans ?
La clé est dans ces quelques lettres : GATACA...




[GATACA] de Franck Thilliez, 606 pages, France Loisirs, 2012

Mon avis : Dans [GATACA] de Franck Thilliez, nous retrouvons Lucie Henebelle et Franck Sharko un an après les évènements qui avaient clôturé l'opus précédent, Syndrome [E]. Je n'en dirai pas plus histoire de ne rien spoiler sur ces évènements. Toujours est-il que dans ce nouveau livre, Sharko va être amené à se rendre sur les lieux d'un crime. A priori l'affaire semble simple : une jeune étudiante, Éva Louts, aurait été attaquée par une guenon dans un laboratoire. Et pourtant plusieurs détails vont faire penser à Sharko que les choses ne sont pas si évidentes. La guenon, qui utilise le langage des signes, va transmettre un message pour le moins suspect aux enquêteurs. Par ailleurs, il semblerait que la victime avait ses petits secrets et s'intéressait de très près à la violence chez les gauchers, n'hésitant pas pour se faire à remonter jusqu'à la pré-histoire. Lucie Henebelle va alors épauler Sharko dans cette enquête aux multiples ramifications.

Il va être difficile de m'attarder sur la chronique de ce livre, sous peine de dévoiler des éléments importants. Je vais donc être assez brève. J'ai retrouvé avec beaucoup d'angoisse les personnages de Franck et avant tout Lucie que l'auteur avait particulièrement maltraitée à la fin du livre Syndrome [E]. Les premières pages de ce livre sont une torture. L'auteur prend un malin plaisir à nous faire attendre la réponse à la grande question qui se posait avant même d'ouvrir le livre. Je ne cacherai pas que, côté personnages, un petit aspect redondant d'un certain schéma m'a un peu agacée même si l'auteur m'a totalement surprise sur le final.

Une fois de plus, la plume de Franck Thilliez fait mouche. Il nous embarque complètement dans une intrigue scientifique complexe dépassant une fois de plus les frontières de la France. J'admets qu'à un moment je me demandais où on allait et je trouvais tout ça un peu gros voire abusé, mais finalement pas tant que ça. Il a une façon d'amener les choses et surtout d'imbriquer les éléments les uns aux autres, qui fait que finalement tout prend son sens et qu'après tout... pourquoi pas... Encore une fois, nos deux héros vont faire face à des personnalités froides, manipulatrices, et sans le moindre scrupule. L'auteur nous mène en bateau d'un bout à l'autre du livre et sur tous les plans.

05 août 2017

Book Jar and others #13


Bonjour à tous ! J'espère que vous allez bien. Après une bonne grosse panne de lecture qui explique mon absence, me revoilà pour la PàLM d'août (que j'ai déjà entamée !). J'avoue que le début des congés m'a reboostée pour lire. Je pense que la fatigue accumulée était loin d'être étrangère à cette panne de lecture. Ce qui explique aussi que je n'avais même plus le courage de poster quoi que ce soit sur le blog.

J'ai déjà lu le livre qui est sorti de la Book Jar.

Il s'agissait d'un livre d'Olivier Norek. J'étais très contente de tomber sur cet auteur, d'autant que j'ai appris un peu avant qu'il allait sortir un quatrième livre. Dans l'ordre j'ai donc choisi de lire Territoires. Je vous en parle bientôt !


Le reste de la PàLM montre que je commence tout doucement à me préparer pour les Halliénnales au mois d'octobre puisque je prévois de lire Tragic Circus de Cécile Guillot et Mathieu Guibé et le premier tome de Chaos, Ceux qui n'oublient pas de Clément Bouhélier. Avant de me rendre à ce festival, je souhaiterais lire les livres qui ont été sélectionnés pour le prix des Halliénnales (et j'aimerais aussi découvrir la plume de Sire Cédric, parrain du festival cette année, avec le livre Avec tes yeux qui m'attend dans ma PàL depuis un petit moment déjà). En dehors de ce contexte j'ai également choisi de lire La guerre des mondes d'H. G. Wells : je me souviens avoir vu le film il y a bien longtemps, j'avais adoré... du coup j'ai acheté le Blu-ray. Et je me suis rendue compte que, puisque je ne me souviens plus trop des détails, j'aimerais bien lire le livre avant de revoir le film. Et enfin je continue sur ma lancée pour récupérer mon retard dans les livres de Franck Thilliez avec Vertige.

Comme d'habitude, n'hésitez pas à me dire si vous avez lu un de ces livres ou si l'un d'eux vous intéresse. Dites moi également si vous prévoyez aussi d'aller au Halliénnales. Je vous souhaite à tous un excellent mois d'août et de très bonnes lectures !

17 juillet 2017

Robe de marié

Article écrit le 17/08/2010

Robe de marié de Pierre Lemaitre
Nul n'est à l'abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer rapidement dans la démence : mille petits signes inquiétants s'accumulent puis tout s'accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n'a aucun souvenir. Alors désespérée mais lucide, elle organise sa fuite; elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape...
Les ombres de Hitchcock et de Brian de Palma planent sur ce thriller diabolique.


Robe de marié de Pierre Lemaitre, 314 pages, Le Livre de Poche, 2010

Mon avis : J'ai dévoré ce livre en 2 jours. Le thriller psychologique dans toute sa splendeur ! Lentement, mais sûrement, on voit Sophie décliner, perdre la mémoire puis petit à petit la raison, jusqu'à perdre tout ce qu'elle a de plus cher : son mari, sa dignité, sa vie. Suspectée d'au moins trois meurtres, elle ignore que dans l'ombre se cache celui qui dirige les fils de la marionnette qu'elle est devenue.

Ce livre, l'ouvrir c'est ne pas le refermer. On est pris dans ce tourbillon infernal en même temps que Sophie, on essaie de comprendre avec elle ce qui peut bien lui arriver, comment elle va s'en sortir, et pourquoi tout cela lui arrive à elle...

J'ai aussi beaucoup aimé le style d'écriture. Le passage d'une écriture "hachée" traduisant à merveille l'état d'esprit de Sophie à un style plus "traditionnel" si je puis dire, m'a surprise mais dans le bon sens : il donne encore plus de piquant, un rythme haletant, c'est bien ce qui fait (en plus de l'intrigue) qu'on ne peut tout simplement pas lâcher ce livre !

Merci à la personne qui me l'a conseillé, je ne regrette absolument pas cette lecture !

11 juillet 2017

Smog of Germania

Germania, début des années 1900, capitale du Reich.

À sa tête, le Kaiser Wilhem, qui se préoccupe davantage de transformer sa cité en quelque chose de grandiose plutôt que de se pencher sur la guerre grondant le long de la frontière française - et pour cause : on dit qu'il n'a plus tous ses esprits. Un smog noir a envahi les rues suite à une industrialisation massive, au sein duquel les assassins sont à l'oeuvre.
Une poursuite infernale s'engage dans les rues et les cieux de Germania le jour où la fille du Kaiser échappe de peu à une tentative de meurtre. Objectif : retrouver les commanditaires. La chose serait bien plus aisée s'il ne s'agissait pas en réalité d'un gigantesque complot, qui se développe dans l'ombre depuis trop longtemps.




Smog of Germania de Marianne Stern, 343 pages, Éditions du Chat Noir, 2015

Mon avis : Smog of Germania nous plonge dans l'Empire allemand, dans les années 1900, alors que le climat politique est particulièrement tendu. Une guerre menace d'éclater à tout moment avec la France. Des rumeurs commencent alors à circuler sur un complot visant à atteindre, entre autre, Viktoria, la fille du Kaiser qui dirige l'Empire, mais aussi le Kaiser lui-même pour le faire tomber. Viktoria va se retrouvée affublée d'un chaperon en la personne de Jeremiah, un automate craint par la population car connu comme étant l'Exécuteur pour le Kaiser.
À la suite d'une tentative d'assassinat, Jeremiah va cacher Viktoria auprès de complices, avec l'aide de Maxwell, le maître-espion du Kaiser.

La plume de Marianne Stern est un vrai régal. Elle est très riche tout en étant très fluide. L'auteure nous décrit à merveille le monde et les lieux dans lesquels les personnages vont évoluer. Elle nous dépeint un monde particulièrement sombre, avec des personnages sans pitié quelque soit leur bord. On fait face à une ambiance parfois angoissante renforcée par le smog, un brouillard très dense, noir, au travers duquel la lumière naturelle ne passe pas, à tel point que le peu de végétation prend une couleur jaunâtre. La population utilise des masques pour se déplacer en extérieur de façon à éviter le contact direct avec cette pollution. L'atmosphère est donc assez sombre.
En revanche, j'ai eu du mal avec les quelques passages de romance. Il y a une romance dans ce livre, mais qui est loin d'être envahissante. Elle représente une petite partie du récit. Mais à ces rares occasions, j'ai trouvé que les sentiments et la relation étaient mal amenés... Ceci dit, je suis loin d'être une référence en la matière puisque je n'aime pas la romance... Donc mon avis sur ce point est à prendre avec de très grandes pincettes.

Progressivement on en apprend un peu plus sur les différents personnages qui sont tous très fouillés. J'ai été un peu étonnée avec Viktoria. Je m'attendais à un personnage un peu plus rebelle dans sa façon de penser de façon générale, mais finalement elle ne l'est pas tant que ça. Mais ça ne m'a pas gênée. Et en faisant le point sur cette lecture en refermant le livre, j'ai compris pourquoi. Je ne vous l'expliquerai pas de peur d'en dire trop, mais en tout cas le caractère du personnage sert bien le livre.
Ceux sur lesquels on va en apprendre le plus sont Jeremiah et Maxwell. Deux personnages au passé relativement sombre. Jeremiah particulièrement est un personnage torturé qui est passé par des périodes difficiles. En apprendre plus sur eux va aussi nous aider à en apprendre plus sur Germania.
On croise beaucoup d'autres personnages, difficile de parler de chacun mais toujours est-il qu'ils ont tous leur intérêt dans la construction du récit.

Sur certains points, j'avais un peu deviné ce qui allait venir, en particulier concernant un personnage. Ceci dit, là encore ça ne m'a pas tellement dérangée puisque l'auteure va faire la révélation quelques pages plus tard seulement et non d'un bout à l'autre du livre. En revanche concernant l'intrigue générale, à savoir qui est à l'origine du complot visant Viktoria, là c'est la surprise.
L'auteure m'a totalement emportée du début à la fin. J'ai totalement adhéré à son univers très abouti, rempli de surprises, tout à la fois angoissant mais aussi beau de part les trésors d'ingéniosité qu'il peut renfermer. Plus on avance dans la lecture, plus on veut découvrir la technologie imaginée par l'auteure.

Bref, c'est un livre coup de cœur que je recommande à tout amateur de steampunk. Pour ma part j'ai tellement accroché à l'univers de l'auteure que ça a balayé les quelques défauts que j'ai pu mentionner plus haut. Le deuxième tome ne va pas tarder à rejoindre ma PàL je pense !

10 juillet 2017

Enfant 44

Moscou, hiver 1953. Le corps d’un petit garçon est retrouvé nu sur une voie ferrée. Leo, agent du MGB, police d’État chargée du contre-espionnage, reste fidèle à la ligne du parti : le crime n’existe pas sous le parfait régime socialiste, il s’agit d’un accident.
L’affaire est classée mais le doute s’installe...
Tombé en disgrâce, Leo est contraint à l’exil avec sa femme, Raïssa. Et, dans une petite ville des montagnes de l’Oural, il va faire une troublante découverte : un autre garçonnet mort dans les mêmes conditions.
Leo et Raïssa vont se lancer dans une terrible traque, qui fera d’eux des ennemis du peuple...




Enfant 44 de Tom Rob Smith, 519 pages, Pocket, 2010

Mon avis : Dans les années cinquante, à Moscou, un enfant est retrouvé mort près d'une voie ferrée, son corps déchiqueté par un train, la bouche remplie de terre. Les circonstances de sa mort semblent floues. En effet des témoins disent qu'il a été retrouvé nu et que peu avant sa mort, il était en présence d'un homme. Or, tous ces témoins se rétractent... Malentendu ou l'affaire a-t-elle été étouffée ? Leo Demidov, agent du contre-espionnage (le MGB), a pour mission de classer l'affaire rapidement. Toutefois quelques mois plus tard, il va être amené à faire face à d'autres cadavres avec une mise en scène étrangement semblable.

Ce roman est un peu spécial dans le sens où on n'est pas sur un policier classique. On devine assez rapidement qui est le tueur. Mais ça ne pose pas problème. Ce qui compte ici ce n'est pas de trouver l'identité de l'assassin, du moins pour nous lecteur, mais plutôt de faire le lien entre certains personnages, qu'on est très très loin d'imaginer, et de découvrir comment le coupable va être stoppé.
En effet, ce livre relève à la fois du policier historique et de l'aventure. Je ne parle pas d'une aventure à la Indiana Jones mais plutôt d'un chemin semé d'embûches pour Leo et sa femme Raïssa pour parvenir à faire la lumière sur cette affaire. Pour cause, la police fait en sorte de trouver rapidement un coupable pour chaque crime de façon à faire taire les mauvaises langues au plus vite. Si bien que si Leo veut enquêter et arrêter le meurtrier, il va devoir agir contre l'état et devenir ainsi, lui et sa femme qui va l'aider, un ennemi de l'état s'il se fait prendre.

La plume fluide de l'auteur nous plonge en union soviétique à une époque où la terreur règne sur tous les habitants. Il nous décrit très bien cette ambiance et cette nécessité de ne faire confiance à personne à part soi-même. Le moindre faux pas peut coûter très cher. À titre d'exemple, l'homosexualité est sanctionnée d'emprisonnement. Les troubles psychiatriques quels qu'ils soient sont passibles de peine de mort.

Ainsi on peut dire que les personnages de Leo et Raïssa sont particulièrement courageux quand on sait ce qu'ils risquent s'ils se font prendre, et ce qu'ils vont traverser. Les sentiments entre eux sont loin d'être clairs. Si, au départ, on pense qu'ils nagent dans le bonheur, on va vite s'apercevoir que les apparences sont trompeuses et parfois, à cette époque particulièrement torturée, nécessité fait loi. On est bien loin du cliché du couple parfait, aussi j'ai particulièrement aimé assister à l'évolution des sentiments entre eux, qui sont très fluctuants, tout au long du livre.

L'intrigue, au-delà de l'identité du coupable, m'a bluffée. De plus le rythme est vraiment haletant. On est sans cesse sur le qui-vive, dans l'angoisse que Leo et Raïssa se fassent attraper. On passe également beaucoup de temps à se poser des questions sur tous les personnages. Je le disais plus tôt, il ne faut faire confiance à personne. Ainsi, pour le lecteur, il est très difficile de se faire une opinion sur les différents personnages qui vont croiser la route de Leo.

Ce livre a donc été une excellente lecture que je recommande vivement. Je compte bien découvrir les livres suivants de l'auteur.

09 juillet 2017

Bilan juin 2017


Hello les dévoreurs ! Il est temps de faire un petit bilan sur le mois de juin qui a été assez riche.

En effet, fin juin j'ai assisté au salon Saint-Maur en Poche qui c'est tenu les 24 et 25 juin à Saint-Maur-des-Fossés. Il s'agissait de mon premier salon. Ça a été une excellente expérience, avec de très belles rencontres. Je vous en parle plus en détail en podcast ici.

Oui oui, vous avez bien lu, j'ai bien écrit "podcast". Je ne me souviens plus si j'en avais parlé à l'époque, mais j'avais publié un podcast de présentation sur Soundcloud il y a quelques mois. Je trouvais l'idée plutôt sympa, avec les avantages de booktube mais sans les inconvénients. Je n'avais finalement pas été plus loin. Mais j'ai fini par m'y remettre ce mois-ci en passant par la plateforme Youtube, Soundcloud étant payant au-delà d'un certain volume de contenu. Vous trouverez donc la présentation, un premier point lecture, un tag, et un deuxième point lecture.

Côté lecture, il y a de quoi faire, et en plus je suis à jour dans les chroniques (c'est beau ça !).


J'ai donc dévoré La dernière licorne de Tobby Rolland, un thriller ésotérique lu en partenariat avec Masse Critique sur Babelio et Presses de la Cité. Je suis sortie scotchée mais frustrée de ma lecture du thriller Hortense de Jacques Expert. J'aurais aimé pouvoir en parler avec l'auteur à Saint-Maur mais malheureusement il y avait trop de file d'attente à son stand. J'ai retrouvé avec grand plaisir Ninn et le tigre de papier dans leur deuxième aventure en bande-dessinée, Les Grands Lointains. J'ai fait une petite pause très agréable avec le classique La petite Fadette de George Sand.


Le troisième tome de La Boutique Vif-Argent, La carte des passages de Pierdomenico Baccalario a surpassé les deux premiers tomes. Un livre jeunesse, fantastique, plus abouti que ses prédécesseurs. Je suis retournée vers le thriller avec tout d'abord Mortelle tentation de Christophe Ferré qui a fait un gros flop pour ma part. Mais ma lecture suivante a permis de relever le niveau haut la main. Il s'agit de Le Syndrome [E] de Franck Thilliez.

Et voilà pour ce mois de juin. J'espère que vous avez fait de bonnes lectures de votre côté. N'hésitez pas à me dire si vous avez lu un de ces livres, et ce que vous en avez pensé. Je vous dit à bientôt !

03 juillet 2017

Le Syndrome [E]

Un film mystérieux et malsain qui rend aveugle...
Voilà de quoi gâcher les vacances de Lucie Henebelle, lieutenant de police à Lille, et de ses deux adorables jumelles.
Cinq cadavres retrouvés atrocement mutilés, le crâne scié...
Il n'en fallait pas plus à la Criminelle pour rappeler le commissaire Franck Sharko en congé forcé pour soigner ses crises de schizophrénie.
Deux pistes pour une seule et même affaire qui va réunir Henebelle et Sharko, si différents et pourtant si proches dans leur conception du métier.
Des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada des années cinquante, les deux nouveaux équipiers vont mettre le doigt sur un mal inconnu,
d'une réalité effrayante et qui révèle que nous pourrions tous commettre le pire.
Car aujourd'hui, ceux qui ne connaissent pas le syndrome E, ne savent pas encore de quoi ils sont capables...




Le Syndrome [E] de Franck Thilliez, 510 pages, France Loisirs, 2011

Mon avis : Alors que Lucie Henebelle est en congés, au chevet de sa fille malade, elle est contactée par une ancienne relation, Ludovic Sénéchal. Il a composé son numéro au hasard, devenu subitement aveugle après avoir visionné un court-métrage ancien, datant des années cinquante, qu'il a trouvé chez un collectionneur. Face à sa certitude d'avoir perdu la vue à cause de ce film, Lucie va accepter d'enquêter et réalise rapidement que quelqu'un est à la recherche de ce film pour le moins perturbant. En parallèle, Franck Sharko est appelé pour enquêter suite à la découverte de plusieurs corps dépouillés de leurs yeux et avec la boîte crânienne ouverte, sciée nette. De façon inattendue, les deux enquêteurs vont découvrir que leurs affaires sont corrélées.

Est-il encore nécessaire de dire combien j'aime la plume de Franck Thilliez ? Ce livre se lit comme on boit du petit lait mais avec une bonne dose d'angoisse malgré tout. Franck Thillez va à l'essentiel tout en ne nous épargnant pas les détails de certaines scènes, comme par exemple le court-métrage particulièrement noir sur lequel Lucie enquête. Je pense que je deviens un peu trop sensible : j'ai eu du mal à lire une scène en particulier, je suis sûre que ceux qui ont lu le livre se doutent de la scène en question.

J'ai vraiment aimé assister à la rencontre de Sharko et Henebelle, deux écorchés de la vie, qui se dévouent corps et âmes pour leur enquête et pour les victimes.
Pour ma part, j'ai trouvé que le personnage de Sharko était beaucoup plus sombre que dans les livres précédents. Ma vision est peut-être biaisée par le fait que je les ai lus depuis bien longtemps maintenant mais j'ai vraiment eu ce sentiment d'une noirceur qu'il n'avait pas, ou moins, dans les livres précédents.
Quant à Lucie Henebelle, elle est tiraillée entre son rôle de mère et ce besoin de rendre justice aux victimes, en particulier l'enfant qui est filmée dans le court-métrage. Il va y avoir pas mal de remise en question sur son travail et les risques qu'elle prend en l'exerçant.

L'intrigue m'a bluffée, Franck Thilliez renverse totalement la situation. Il nous plonge dans l'histoire du Canada, dans une partie très noire de cette histoire tout en nous plaçant face à ce qui sommeille de plus noir en l'homme. On va découvrir des personnalités sans scrupule, machiavéliques, prêtes à tout pour parvenir à leur fin. Le livre est très bien rythmé. Il n'y a aucun temps mort. On se laisse totalement embarquer avec Sharko et Henebelle qui, du reste, forment un duo parfait.
Enfin le final se termine sur un énorme cliffhanger. Autant vous dire que j'ai hâte de me plonger dans [Gataca] !

01 juillet 2017

Book Jar and others #12


Bonjour à tous ! Me voilà cette fois-ci en temps et en heure pour découvrir l'auteur qui sortira de la Book Jar et établir la PàLM de ce mois de juillet, qui ne commence pas franchement comme un mois de juillet du point de vue météo.... Pour la petite histoire je suis chez ma mère en mode dog et catsitter pour le week-end. Dans la semaine, elle voulait chercher la chaise longue dans le grenier pour que je puisse m'installer tranquille dans le jardin en bouquinant. Je lui ai dit de ne pas chercher... j'ai du sentir la pluie arriver...

Sans plus attendre, ce mois-ci je vais découvrir (et commencer dès ce soir) Tom Rob Smith avec Enfant 44.

J'étais bien contente de le tirer au sort. J'ai ce livre dans ma PàL depuis un long moment et j'avais vraiment envie de le lire ! Je vais donc m'empresser de me plonger dedans dès que j'aurais terminé cet article.


Le reste de la PàLM est bien varié : le premier tome de Smog of Germania de Marianne Stern que je vais lire en LC avec le PataClub. J'ai hâte de le lire. Il plonge l'action dans un univers steampunk, univers que je prends beaucoup de plaisir à découvrir depuis que j'ai lu L'étrange affaire de Spring Heeled Jack de Mark Hodder.
Je vais ensuite me plonger dans [Gataca] de Franck Thilliez histoire de poursuivre sur ma lancée après la lecture de Syndrome [E] que j'ai dévoré et qui finit de façon horrible. Cet auteur est un sadique !
Je reprendrai la saga Oscar Pill avec le tome 3, Le secret des éternels d'Eli Anderson. J'avais délaissé cette saga il y a très longtemps, il est bien temps que je la termine.
Ce sera ensuite le tour de Mauvais pas de Linwood Barclay, histoire de ne pas perdre le pied avec les thrillers quand même !
Je ne l'ai pas en photo puisque je n'ai pas encore reçu le livre mais je vais également lire le premier tome d'Elantris, Chute de Brandon Sanderson en LC autour de l'auteur avec le groupe Facebook du mois de la Fantasy.

N'hésitez pas à me dire si vous avez lu un de ces livres ou si l'un d'eux vous intéresse. Je vous souhaite à tous un excellent mois de juillet et de très bonnes vacances pour ceux qui ont des congés ce mois-ci (et si le soleil pouvait se montrer ce serait bien aussi...)

29 juin 2017

Fractures

Face à la tombe de sa sœur jumelle Dorothée, décédée dix ans auparavant, Alice Dehaene s'interroge : à quoi rime cette photo de Dorothée, prise il y a à peine six mois, qu’elle a récupérée des mains d’un immigré clandestin ?

Alice sait que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête. Son psychiatre à l’hôpital de Lille, Luc Graham, doit lui révéler le résultat d’un an de psychothérapie, lui apporter cette lumière qu’elle recherche depuis si longtemps. Mais les événements étranges qui se multiplient autour de la jeune femme vont l’en empêcher : son père, agressé chez lui à l’arme blanche, et qui prétend avoir tenté de se suicider ; ce chemisier ensanglanté qu’elle découvre dans sa douche, à propos duquel elle n’a pas le moindre souvenir ; et cet homme retrouvé nu à un abri de bus et qui semble avoir vu le diable en personne.

Grâce à l’intervention de Julie Roqueval, assistante sociale en psychiatrie, Luc Graham, d’abord dubitatif, se décide enfin à mener l’enquête. Un aller simple vers la folie...




Fractures de Franck Thilliez, 375 pages, Le Passage, 2009

Mon avis : Plusieurs évènements, a priori sans lien les uns avec les autres, vont s'enchaîner au départ de Fractures de Franck Thilliez : un homme retrouvé dans un piteux état dans un abri de bus, entouré d'une couverture tachée de sang ; Alice Dehaene, suivie par le psychiatre Luc Graham, victime de black out pouvant durer plusieurs heures ; son père qui se présente à l'hôpital avec une plaie par arme blanche suite à une "tentative de suicide"...

Comme toujours un livre de Franck Thilliez qui se lit avec plaisir, avec une écriture fluide malgré des scènes sombres et angoissantes. Les descriptions sont toujours aussi poignantes. Un livre à lire pendant un bon orage histoire de rajouter au côté angoissant !

En ce qui concerne les personnages, ils sont tous très fouillés et nous surprennent tous à un moment ou un autre du roman.
J'avais deviné le mystère qui se cachait autour d'Alice assez rapidement toutefois ça ne m'a pas dérangée outre mesure.

Finalement il n'y a pas une seule intrigue mais plusieurs qui concernent différents personnages et qui finissent par se rassembler. Comme je le disais plus tôt j'avais deviné une partie de l'intrigue, mais infime par rapport au reste, si bien que ça ne m'a pas dérangée tellement la trame est complexe et ramifiée.

J'ai vraiment été bluffée par ce livre que j'ai dévoré très rapidement. Je le conseille vivement !

27 juin 2017

Mortelle tentation

Quand l’homme que vous aimez est accusé du pire, la confiance et la passion vacillent... Connaît-on vraiment la personne qui partage notre vie ?

Dans un coin sauvage des Pyrénées, le cadavre d’une jeune femme est retrouvé entièrement nu. Peter, le mari d'Alexia, randonne en solitaire à cet endroit mais il est injoignable depuis le jour du crime. D’abord inquiète qu’il ait croisé la route de l’assassin, Alexia découvre avec effroi qu'il connaissait la victime. Et s’il était en réalité le meurtrier ?

Déchirée entre l’amour et le doute, Alexia doit faire éclater la vérité.


Mortelle tentation

Mortelle tentation de Christophe Ferré, 470 pages, France Loisirs, 2016

Mon avis : Alexia et Peter filent le parfait amour depuis 20 ans avec leur fils. Ancien joueur de rugby renommé, Peter aime la randonnée en montagne. Il lui arrive régulièrement de partir sans donner de nouvelles pendant quelques jours. Mais lorsque le corps d'une jeune femme est retrouvé à l'endroit où il est supposé randonner et qu'il ne donne plus la moindre nouvelle, Alexia, avocate, finit par douter de Peter. Elle va se retrouver tiraillée entre son amour pour lui et l'horrible soupçon qu'elle nourrit sur sa culpabilité.

J'avais totalement craqué pour la couverture de ce livre. Elle a ce petit effet glaçant et mystérieux qui promet une lecture angoissante...
Commençons d'abord par le style. J'ai trouvé la plume de l'auteur assez lourde. Dans l'ensemble le livre se lit facilement mais certaines formulations m'ont étonnée. Je pense notamment à la façon de l'auteur de parler des preuves retrouvées sur le corps de la victime. J'ai trouvé ça un peu indigeste. Par ailleurs la même formule était utilisée de façon très répétitive. Sans parler de sa façon d'aborder les sentiments entre Alexia et Peter : catalogue de tous les clichés possibles sur les sentiments amoureux... ça devenait franchement lassant. En revanche, les chapitres étaient assez courts, ce qui permettait de donner un bon rythme au livre. Bref, vous l'aurez compris : le style de l'auteur ne m'a pas du tout convaincue.

Passons aux personnages. En dehors d'Alexia, ils sont tous survolés. Je ne leur ai pour ainsi dire pas trouvé de profondeur.
Quant à Alexia, elle est avocate. Or très rares sont les moments où elle réfléchit comme une avocate. Il est certain qu'il est difficile de réfléchir de façon rationnelle quand une affaire de meurtre nous touche d'aussi prêt (du moins je le suppose...). Mais tout de même, on garde des réflexes du quotidien. Si elle s'est positionnée en tant qu'avocate sur 3 pages c'est déjà bien (sur 470 quand même). Du reste, elle met totalement de côté plein d'éléments qui lui sont servis sur un plateau... L'amour est aveugle dirons nous... Et pourtant elle suspecte clairement Peter du meurtre, allez comprendre.

Enfin côté intrigue... c'est le flop... J'ai tout deviné très rapidement. Le schéma était évident, un gros cliché. Je n'avais pas d'idée sur l'identité du coupable dès le départ mais j'avais compris bien avant la fin. L'auteur nous met en main beaucoup trop d'indices dès le départ. Et comme je le disais plus haut, on a beaucoup d'indices, mais la grande majorité est totalement laissée de côté par Alexia, alors que c'est visible comme le nez au milieu de la figure.

Bref, grosse déception pour ma part...

23 juin 2017

La méthode du crocodile

Le crocodile, le prédateur le plus froid et le plus redoutable, rôde dans les rues de Naples…

Tapi dans l’ombre, à l’affût, il observe, attend, se prépare. Rien n’est laissé au hasard, il repère les lieux, les habitudes, les horaires de ses victimes. Et quand il frappe, il ne manque jamais sa cible. D’autant que rien n’est plus facile que de passer inaperçu dans une ville comme Naples, où chacun vaque à ses occupations, indifférent à ce qui se passe autour de lui.
Quand à quelques jours d’intervalle, plusieurs jeunes sont retrouvés assassinés d’une balle dans la nuque, la presse se saisit de l’affaire. Le meurtrier, qui sème des mouchoirs en papier imprégnés de larmes sur les scènes de crime, se voit aussitôt affublé du surnom de Crocodile. Comme le prédateur, il semble pleurer en tuant ses victimes…
L’enquête est confiée à l’inspecteur Lojacono, Sicilien déraciné, personnage effacé voire invisible. Dans une Naples fébrile et pluvieuse, deux hommes solitaires vont se livrer bataille. Le flic contre le tueur. Lequel s’imposera ?




La méthode du crocodile de Maurizio De Giovanni, 281 pages, Fleuve Éditions, 2013

Mon avis : Accusé d'avoir trempé dans des affaires plutôt louches avec la mafia, l'inspecteur Lojacono se retrouve mis au placard, rejeté par sa famille, en particulier sa femme et donc sa fille. Il se retrouve affecté dans un poste où il est très peu sollicité. Toutefois quand des meurtres suspects surviennent, il ne peut s'empêcher de mener discrètement l'enquête. Laura Piras, magistrate, va s'en rendre compte et malgré l'historique de Lojacono, elle décide de l'intégrer dans l'enquête. Le point commun aux scènes de crime : des mouchoirs ayant servis à essuyer les larmes du tueur, ce qui va lui valoir le surnom de crocodile.

J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire à cause du style d'écriture de l'auteur. J'ai trouvé que c'était très concis. L'auteur va vraiment à l'essentiel. Mais les chapitres sont très courts... au risque d'être trop courts. Le plus de ce style d'écriture est que le livre est très rythmé, on est vraiment pris dedans... mais les chapitres sont tellement courts que je n'arrivais pas à me mettre dans l'ambiance des scènes décrites dans chaque chapitre. Ça m'a vraiment posé problème sur une grande partie du livre. C'est seulement passées les 100 premières pages que j'ai finalement réussi à m'adapter au style. Et une fois que c'était fait j'étais vraiment totalement dedans.

En dehors de Lojacono, je ne sais pas quels personnages on va revoir dans les livres suivants, puisqu'il s'agit d'une saga. Toujours est-il que j'ai eu du mal avec le personnage de Piras, un peu trop sûre d'elle et trop rentre dedans à mon goût, je dirais même prétentieuse. On verra par la suite si je change d'opinion (si on la retrouve dans les prochains opus), mais d'emblée je ne suis franchement pas fan.
En revanche je suis vraiment curieuse de savoir ce que va devenir Lojacono. La lumière va-t-elle être faite sur ce qui est réellement arrivé avec la mafia ? Va-t-il parvenir à redorer son blason ? On a là un personnage torturé, abandonné et mis sur la touche, que j'ai très envie de voir évoluer.

Dès le départ, on sait qui est le tueur. En revanche, on ignore quel est son mobile. À mon sens on est plutôt sur du thriller psychologique. Il y a très peu d'action dans ce livre, hormis sur la fin. On sait d'avance quelles sont les cibles du tueur. On ne peut que croiser les doigts pour qu'il soit stoppé à temps. Très régulièrement, l'auteur nous expose les pensées de l'assassin, nous livrant ainsi au compte-goutte les éléments à assembler pour découvrir son mobile.
Quant au final, il m'a cloué le bec. On se rend compte que l'auteur ne recule devant rien, et qu'on peut s'attendre à tout avec lui. J'ai eu du mal à effacer cette scène finale de mon esprit : comme beaucoup de lecteurs, je visualise les scènes systématiquement tout au long de ma lecture, ce qui a renforcé la puissance des dernières pages pour ma part.

Ainsi, si j'ai eu beaucoup de mal avec la première partie du livre, j'ai fini par ne plus pouvoir le lâcher.

22 juin 2017

Les Pirates de l'Escroc-Griffe, tome 1 : Les Terres Interdites

Lorsque Caboche, après s’être enfui de l’orphelinat militaire, part à la recherche de son père, il ne s’attendait certainement pas à rencontrer la compagnie de L’Escroc-Griffe et encore moins à monter à bord de leur bateau ! Connu pour n’avoir jamais réussi un abordage, l’équipage de Bretelle, vieux capitaine désabusé, ressemble plus à la troupe d’un cirque qu’à une bande de pirates. Mais Caboche va les entraîner dans un voyage rocambolesque sur les Mers Turquoises, à la recherche d’un trésor mythique. Une quête dangereuse puisqu’ils sont pourchassés par l’invincible et immortel Amiral-Fantôme, et qui les mènera jusqu'aux confins du Monde-Fleur, aux abords des mystérieuses Terres Interdites...



Les Pirates de l'Escroc-Griffe, tome 1 : Les Terres Interdites de Jean-Sébastien Guillermou, 449 pages, Bragelonne, 2015

Mon avis : Avec ce premier tome des Pirates de l'Escroc-Griffe, nous faisons connaissance avec Caboche qui vient de fuir de l'orphelinat de façon bien peu discrète. Son objectif : retrouver son père. Dans sa fuite, il va se retrouver embarqué avec l'équipage de l'Escroc-Griffe et partir ainsi avec eux à l'aventure. Cependant le capitaine Bretelle est le premier à proclamer qu'il n'est pas un pirate. Et il faut admettre que lui et son équipage sont plutôt risibles. Caboche va en arriver à se demander s'il a fait le bon choix en partant avec eux, et si le capitaine Bretelle va vraiment pouvoir l'aider à retrouver son père comme il le lui a dit. Leur voyage va être semé d'embuches, notamment avec l'Amiral-Fantôme qui a juré de ne disparaître que lorsqu'il aurait éliminé tous les pirates vivants, jusqu'au dernier...

J'ai adoré la lecture de ce livre qui a été un véritable coup de cœur. La plume de l'auteur est très fluide, vraiment très agréable à lire. Il nous plonge dans un univers riche, très fouillé. On est clairement sur de la fantasy, avec des notes de steampunk (les pros du genre confirmeront ou non). J'ai particulièrement apprécié ce côté pirates, voyages sur les mers, découvertes de terres inconnues et de tous les trésors qu'elles recèlent. Je parlais d'un côté steampunk, et en effet, on va découvrir quelques technologies assez sympathiques. Par ailleurs ce premier tome est aussi et surtout l'occasion pour l'auteur de planter le décor avec les personnages et les différentes civilisations. On va en particulier découvrir le peuple des Kazarsses, des hommes-iguanes qui vivent malheureusement comme des esclaves auprès des hommes.

J'ai totalement accroché aux personnages. Caboche est un gamin touchant et attachant qui découvre que son père est toujours en vie et qui ne vit plus que pour le retrouver même s'il va devoir passer par de nombreuses étapes dangereuses avant cela.
Bretelle, le capitaine de l'Escroc-Griffe, me fait franchement penser à Jack Sparrow. J'avais en tête l'image d'un pirate pitoyable qui veut faire croire qu'il est redoutable alors qu'il n'a jamais été fichu d'aborder un vaisseau... et tout le monde le sait... Malgré tout il va se laisser entraîner par Caboche dans une aventure folle qui va le faire clairement sortir de sa zone de confort. Et c'est bien pour ça que j'ai aimé ce personnage.
Goowan est un Kazarsse libre, particulièrement dévoué au capitaine Bretelle. Il n'hésite pas à mettre sa vie en danger plus d'une fois pour ses compagnons de route. On a encore beaucoup de choses à apprendre de lui et son peuple.

Il y a beaucoup d'action dans ce premier tome, très peu de temps mort. On n'a vraiment pas le temps de s'ennuyer. À chaque chapitre on en découvre un peu plus sur l'univers de l'auteur. C'est un vrai régal. Du reste si vous allez sur le site de l'auteur, vous trouverez quelques bandes sons pour certains passages du livre, des illustrations, c'est vraiment agréable. J'avais deviné l'une des révélations finales bien à l'avance mais ça ne m'a pas dérangée tellement j'étais happée par l'histoire. En revanche la révélation finale m'a scotchée, je ne l'avais pas du tout vue venir. Je n'ai qu'une hâte : découvrir la suite dans le deuxième tome.

Les Terres Interdites, premier tome des Pirates de l'Escroc-Griffe de Jean-Sébastien Guillermou a donc été un gros coup de cœur que je vous conseille vivement même si certains évènements sont plutôt prévisibles.

20 juin 2017

La Boutique Vif-Argent, tome 3 : La carte des passages

Pourquoi Semueld Askell rôde-t-il nuit et jour dans le village d'Applecross, accompagné d'un vol sinistre de corbeaux ? Tout cela ne présage rien de bon. Il semble qu'il ait réveillé la colère des Autres, ces créatures magiques qui vivent dans la Terre Creuse...
Mais c'est à Finley surtout qu'il s'intéresse et à ce qui lui tient le plus à cœur: Aiby Lily !
Pour son amie, Finley est capable des exploits les plus fous !


La Boutique Vif-Argent, tome 3 : La carte des passages de Pierdomenico Baccalario

La Boutique Vif-Argent, tome 3 : La carte des passages de Pierdomenico Baccalario, 246 pages, Gallimard Jeunesse, 2016

Mon avis : Dans ce troisième tome des aventures de Finley et Aiby, nos deux héros et leurs compagnons vont partir à la recherche de l'homme qui tente de s'approprier la Boutique Vif-Argent par tous les moyens. Ils ont déjà une très bonne idée du coupable mais il faut encore le prouver. Ils vont donc tenter de percer plusieurs mystères tout en prenant le risque de mettre leur vie en danger.

Comme pour les livres précédents, passage obligé par l'objet-livre en tant que tel qui est vraiment très beau. L'aspect vieux livre est très réussi. Comme toujours, on retrouve beaucoup d'illustrations très détaillées tout au long du livre. C'est un vrai plaisir de le parcourir. Il se lit très facilement et très rapidement.

Contrairement au tome 2 qui ne m'avait pas emballée, j'ai trouvé ce troisième volet beaucoup plus intéressant. Même si on n'en apprend pas beaucoup plus sur la boutique. Les évènements sont plus captivants, on sent qu'il y a un réel enjeu derrière. Par ailleurs l'auteur fait durer le suspense en laissant supposer certains éléments sur lesquels on ne reviendra qu'à la fin. Finley a une place beaucoup plus importante et va être force de décision. J'ai eu un peu de mal avec le personnage d'Aiby sur ce tome, où elle semble beaucoup plus distante par moment sans réelle explication. Quant au final je l'ai trouvé beaucoup plus détaillé que dans le deuxième tome où j'avais l'impression d'une fin un peu bâclée.

Pour conclure, c'est une très bonne saga qui se lit très bien tout en restant vraiment axé jeunesse bien entendu.

15 juin 2017

Book Jar and others #11


Bonjour à tous ! Et oui, je sais, on est déjà mi-juin, j'ai déjà lu 3 livres sur les 5 prévus, et v'là que je vous sors (enfin) la PàLM du mois... Mieux vaut tard que jamais. Mais je ne voulais pas que les photos végètent dans l'ordinateur... oui parce que tout était près, y avait plus qu'à, mais je n'ai jamais eu le courage... Irrécupérable je suis !

Donc pour ce mois-ci, la Book Jar a craché un petit billet avec "George Sand" écrit dessus :



Je n'avais pas lu de classique depuis bien longtemps, du coup j'avais un peu peur de réussir à me remettre à ce style d'un coup d'un seul, et en même temps ça me faisait bien plaisir ! La chronique de La petite Fadette vient tout juste d'être postée, puisque j'ai déjà terminé ce livre. Vous la trouverez ici.

Pour le reste de la PàLM j'ai essayé de varier les genres.



Tout d'abord j'avais reçu La dernière licorne de Tobby Rolland de la part des éditions Presses de la Cité. Ensuite j'ai choisi Hortense de Jacques Expert qui m'a longtemps été conseillé !
Histoire de poursuivre les sagas en cours, je me lance dans la lecture du troisième tome de La Boutique Vif-Argent, La Carte des Passages de Pierdomenico Baccalario.
Et enfin je vais me faire plaisir (enfin j'espère !) avec Mortelle tentation de Christophe Ferré, qui me fait furieusement envie depuis que je l'ai acheté, d'autant que la couverture est juste magnifique !

Je vous souhaite à tous de très bonnes lectures. N'hésitez pas à me dire si certains livres vous tentent ou si vous les avez déjà lus. Je serais curieuse d'avoir vos avis dessus !

La petite Fadette

Avec La petite Fadette de George Sand, nous suivons deux jumeaux, Landry et Sylvinet, tous deux suivis de près par leurs parents (leur mère en particulier), de crainte qu'ils ne soient trop proches l'un de l'autre. En effet on les a largement mis en garde sur le risque qu'ils s'attachent trop et que l'un souffre des actions de l'autre. Chacun a son propre caractère, Sylvinet étant un peu plus fragile, en particulier psychologiquement. Il va avoir du mal à voir Landry s'éloigner pour travailler dans une autre ferme mais aussi du mal à se rapprocher de la gente féminine.
Un jour, alors que Landry cherche Sylvinet, il va tomber sur Fadette. Il s'agit d'une enfant mal vue et rejetée par le village. On la soupçonne de sorcellerie de même que sa grand-mère. Sa mère était de mauvaise fréquentation, une réputation qui retombe sur Fadette. Enfin Fadette n'est pas très soignée, elle s'habille mal et fait plutôt penser à un garçon manqué... tout pour que les habitants du village la rejètent. Néanmoins, avec le temps, et malgré les manigances de Fadette, Landry va finir par s'attacher à elle.



La petite Fadette de George Sand, 243 pages, Éditions Garnier Flammarion, 1967

Mon avis : J'étais bien contente de tirer ce livre dans la Book Jar : je n'avais pas lu de classique depuis bien longtemps. Aussi je ne suis pas fan des histoires d'amour, mais pour autant sur du classique tel que celui-ci, ça ne m'a pas du tout dérangé. D'autant qu'on aborde aussi d'autres sujets, en particulier la tolérance vis-à-vis de Fadette qu'on rejette à cause de ses origines. Finalement, on se rend compte que si elle est comme elle est, ce n'est pas à cause de ses origines mais bien à cause de la façon dont les gens la traite. Alors si les sujets tel que la sorcellerie et le diable ne sont plus d'actualité, le problème de fond, lui, le reste malheureusement. On va également faire face à la jalousie de Sylvinet qui n'accepte pas de "partager" son frère avec qui que ce soit.

J'ai eu beaucoup de mal avec ce personnage, Sylvinet était particulièrement fatiguant. Au départ sa façon de réagir est touchante, mais au bout d'un moment on a juste envie de le secouer un bon coup.
En revanche les personnages de  Landry et Fadette étaient vraiment très touchants. Leur histoire est très belle et tendre. Fadette, tout particulièrement, paraît manipulatrice et méchante mais on finit par se rendre compte que derrière celle que les gens veulent voir, il se cache une toute autre jeune fille.
J'ai beaucoup aimé le personnage du père de Landry également, qui nous surprend à la fin du livre.

La lecture des premières pages n'a pas été aisée, il y a des expressions datant du XIXè qui ne sont plus utilisées à ce jour. N'ayant pas lu de classique depuis longtemps, il faut réussir à s'y remettre. Mais ce n'est l'affaire que de quelques pages. Une fois passés quelques chapitres, il se lit très facilement ! En tout cas ce livre m'a permis de faire une petite pause très agréable dans mes lectures. Le classique n'est pas mon style de prédilection, aussi j'aurais bien du mal à en lire plusieurs d'affilée, mais un de temps en temps ça fait du bien !

13 juin 2017

Ninn, tome 2 : Les Grands Lointains

Attention, spoilers sur le premier tome

- J'en ai marre !
Marre de ce bled infernal !
Marre des géants psychotiques !
Des monstres volants ! Des décharges !
Je veux rentrer chez moi !
Tu m'entends ?!... Chez moi !
- Ninn !... Tu es chez toi.


Ninn, tome 2 : Les Grands Lointains

Ninn, tome 2 : Les Grands Lointains de Jean-Michel Darlot et Johan Pilet, 64 pages, Kennes, 2016

Mon avis : Dans ce deuxième tome des aventures de Ninn, Les grands Lointains, nous retrouvons avec plaisir Ninn, qui est partie à la recherche de ses origines avec le tigre de papier. Nous les retrouvons exactement là où nous les avions laissés à la fin du premier tome. Il s'agit d'une sorte de jungle dans laquelle ils vont devoir s'orienter tant bien que mal vers un point bien précis (mais là je n'en dis pas plus). Pour cela ils vont recevoir une aide inattendue et ils vont aussi devoir faire face aux multiples dangers de cette "jungle".

Comme sur le premier tome, les dessins sont vraiment très beaux, je dirais même encore plus beaux, puisqu'on découvre un décor totalement différent du métro et de Paris. Les couleurs sont magnifiques. C'est vraiment très agréable à parcourir.

J'ai beaucoup aimé les interactions entre Ninn et le tigre de papier. Le caractère de ce dernier est totalement décalé. Je suis complètement fan de lui. En même temps il me fait énormément penser à mon gros Moostik (le t-i-double-grou de gauche sur la bannière du blog). S'il pouvait parler, je l'imaginerais exactement comme le tigre de papier... Du coup je ne suis pas très objective...

On fait de belles découvertes sur ce deuxième tome, et en même temps on se pose de nouvelles questions, sur deux personnages en particulier : qui sont-ils vraiment ? d'où viennent-ils ? et que leur est-il arrivé (on a déjà la réponse pour l'un des deux) ? Il y a pas mal de passages assez drôles (on dit merci le tigre de papier). La planche finale laisse présager une suite qui arrivera rapidement je l'espère, à supposer qu'il y ait bel et bien une suite. On a encore beaucoup de chose à découvrir sur cet univers !

11 juin 2017

Hortense

Attention, mieux vaut éviter de lire le résumé de l'éditeur si on veut éviter trop de révélations... Je ferai une partie spoilers à la fin de la chronique. Comme d'habitude je préviendrai avant pour ne pas spoiler ceux qui n'ont pas encore lu le livre. J'ai beaucoup de questions donc la partie spoilers me semble incontournable.

1993 : Sophie Delalande est folle d’amour pour sa fille Hortense, presque trois ans, qu’elle élève seule. Celle-ci lui permet d’oublier les rapports difficiles qu’elle entretient avec le père de cette dernière, Sylvain, un homme violent qui l’a abandonnée alors qu’elle était enceinte et à qui elle refuse le droit de visite. Un jour, pourtant, Sylvain fait irruption chez elle et lui enlève Hortense. « Regarde-la. Nous allons disparaître et tu ne la reverras plus. »

2015 : après des années de recherches vaines, Sophie ne s’est jamais remise de la disparition d’Hortense. Fonctionnaire au ministère de l’Éducation, elle mène une existence morne et très solitaire. Jusqu’au soir où une jeune femme blonde la bouscule dans la rue. Sophie en est sûre, c’est sa fille, c’est Hortense. Elle la suit, l’observe sans relâche. Sans rien lui dire de leur lien de parenté, elle sympathise avec la jeune femme, prénommée Emmanuelle, tente d’en savoir plus sur elle. La relation qui se noue alors va vite devenir l’objet de bien des mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d’un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille ? Et la jeune femme est-elle aussi innocente qu'elle le paraît ?




Hortense de Jacques Expert, 317 pages, Sonatine Éditions, 2016

Mon avis : En 1993, Hortense, 2 ans et demi, la fille de Sophie est enlevé par son père, Sylvain, qui les avait abandonné en découvrant que Sophie était enceinte. Elle va se démener pour retrouver sa fille, aidée par Isabelle, une amie proche qui travaillait dans la crèche où était inscrite Hortense. Elle avait tout tenter, du détective privé jusqu'à l'émission de télé pour retrouver la trace de Sylvain, et donc sa fille. Un jour, Sophie pense retrouver Hortense alors qu'elle devrait avoir 22 ans. Elle va tenter de se rapprocher d'elle au maximum pour lui révéler la vérité sur ses origines.

Dans Hortense de Jacques Expert, le décor est planté dès la première page. Il s'agit d'un thriller que je qualifierais de psychologique dans lequel on va alterner entre les évènements autour de la disparition d'Hortense, relatés par Sophie Delalande, et des dépositions par rapport à un évènement qui va se produire plusieurs années après cette disparition. La plume de l'auteur est très agréable à lire. Ce livre se lit tout seul, très facilement. On est loin des grandes descriptions. Ici tout ce qui compte ce sont les faits que ce soit lors des dépositions ou ceux qui sont narrés par Sophie.

Les personnages sont tous difficiles à cerner. De fait, on les voit avant tout à travers les yeux de Sophie, une mère qui souffre depuis des années et qui n'est peut-être plus très objective dans sa façon d'analyser les évènements et les personnes.
Sophie elle-même est "mystérieuse". Très rapidement les dépositions nous font comprendre qu'elle avait une personnalité très particulière.

Ce livre est un véritable page-turner. Si vous l'ouvrez vous ne pourrez plus le refermer. Toutes les hypothèses possibles et imaginables ont tourné dans ma tête. Certaines se sont révélées payantes mais ceci dit je ne croyais à aucune plus qu'à une autre, donc beaucoup de rebondissements pour ma part malgré tout. Et surtout j'étais loin de m'attendre à la fin de ce livre. Pour le coup on peut dire que l'auteur aura attendu la toute dernière minute pour révéler l'impensable. Mais beaucoup de questions restent en suspens et ça gâche un peu le tout. Je n'aime pas fermer un livre en ayant encore des questions sans réponse...

ATTENTION SPOILERS !!!!!!

Ma grande question : que s'est-il réellement passé le jour où Sophie pense que Sylvain a enlevé Hortense ? Je n'ai aucun doute sur le fait que quelqu'un, qui que ce soit, en pleine décompensation psychotique, ait pu mettre tout en scène, jusqu'à se blesser soi-même. Mais le gros point d'ombre : comment a-t-elle fait pour s'attacher toute seule à la chaise ?.... Ça je ne l'explique pas du tout... Si quelqu'un a une réponse, partagez ! (en précisant "spoilers" au début du commentaire ;-) ).
Autre question que je me pose : comment la police a pu passer à côté de ça ? J'aurais pensé qu'ils examineraient minutieusement tout l'appartement à la recherche d'indices... ou alors elle avait caché le corps d'Hortense ailleurs en attendant, mais où ? Dans un immeuble, ça doit pas être évident...
Enfin j'ai trouvé un peu dommage que l'auteur insiste autant sur certains détails dès le départ, notamment le fait que Sophie avait une relation un peu trop exclusive avec sa fille, ou encore sur le fait qu'il ne faut surtout pas entrer dans la chambre de la petite Hortense. J'ai vite deviner que quelque chose se cachait dans cette chambre (mais j'étais loin de m'attendre à ça).
Par ailleurs je me suis longtemps posé la question de savoir si Emmanuelle était vraiment Hortense ou pas. Et finalement j'ai eu la réponse trop tôt (même si c'était tard dans le livre, mais j'aurais préféré ne pas l'avoir), quand Sophie nous rapporte la scène où elle tue "Sylvain" et Isabelle, en précisant qu'elle n'a pas pris la peine de regarder les corps. Là c'était évident que ce n'était pas eux.
Et pour finir, je trouve un peu grosse, la coïncidence qui veut que, comme par hasard, la personne que Sophie va penser être sa fille, n'a pas connu sa mère et voit son père (qui ressemble un peu à Sylvain) sortir avec une femme nommée Isabelle...

FIN DES SPOILERS

Mais malgré tout ça j'ai adoré ce livre, j'ai été scotchée du début à la fin. Mais je ne peux pas mettre la note maximale à cause de ces questions qui restent sans la moindre réponse.

Si vous avez des théories, vraiment n'hésitez pas à m'en parler en commentaire. Je suis vraiment curieuse de savoir ce que vous en pensez et de partager avec vous toutes idées possibles. Pensez juste à préciser "spoilers" en début de commentaire par respect pour ceux qui ne l'ont pas encore lu.

08 juin 2017

La dernière licorne

Turquie, marché d'Igdir. Aman, la fillette kurde dont la famille est gardienne millénaire du mystère de l'Ararat, n'aurait pas dû accepter cette licorne en bois... Elle savait que c'était interdit.

Melbourne, Parlement mondial des religions. Un rapport secret est alarmant : les glaces du mont Ararat fondent inexorablement. L'« anomalie d'Ararat », cette forme détectée au coeur du glacier, est-elle « la » preuve que l'arche de Noé s'y est échouée comme le racontent la Torah, la Bible et le Coran ?

Arménie, Etchmiadzine. Quatorze mercenaires font irruption dans la cathédrale pour s'emparer d'une relique inestimable : un fragment de l'arche. Leur but : ne laisser aucun témoin. C'est le déclenchement d'une vague de meurtres aux quatre coins du monde.

Vatican, enfer de la Bibliothèque apostolique. Zak Ikabi, ethnologue et aventurier, a moins de trois minutes pour photographier l'original du sulfureux Livre d'Enoch. Quel secret, dont dépend l'avenir de toutes les religions, relie les mythes de l'arche, du Déluge et des licornes ?

Université de Toulouse-Le Mirail, laboratoire du DIRS. La glaciologue Cécile Serval se trouve nez à nez avec Zak, venu lui dérober son rapport secret. C'est le début d'une course qui nous emporte de l'Arménie au Vatican, du Nakhitchevan à Hong Kong... Pour s'achever sur les flancs de l'Ararat...

Là où la vérité dépasse l'imagination.




La dernière licorne de Tobby Rolland, 593 pages, Presses de la Cité, 2017

Mon avis : Tout d'abord je tiens à remercier les éditions Presses de la Cité et Babelio pour la lecture de ce thriller ésotérique.

Avec La dernière licorne, Tobby Rolland m'a permis de découvrir plus en profondeur tout ce qui peut graviter autour du mythe de l'arche de Noé, avec des personnages dynamiques et au caractère affirmé, le tout en nous faisant voyager un peu partout, en France, en Australie, au Vatican, en Arménie. Nous allons donc découvrir le personnage de Zak Ikabi qui fait des recherches sur l'arche de Noé. Dans cet objectif, il ne recule devant rien, allant jusqu'à s'introduire illégalement au Vatican. Mais il n'est pas le seul à faire ces recherches et tout le monde n'est pas très scrupuleux dans cette affaire. Zak va alors faire la connaissance de Cécile Serval, une scientifique ayant émis un rapport sur la glace du Mont Ararat. Il va alors tenter de l'emmener avec lui sur les traces de l'arche de Noé.

J'ai beaucoup aimé la plume de l'auteur. Le livre se lit très facilement. J'ai eu besoin de plus de concentration sur certains passages. Je suis totalement inculte par rapport au sujet de l'arche de Noé, donc j'avais quand même pas mal d'informations à engranger. Mais j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir tout ça. L'auteur n'est pas avare de description, sans en faire trop non plus. Je n'ai donc pas eu de mal à visualiser l'action et l'environnement des personnages.

Les personnages sont tous assez approfondis, même si le personnage de Zak reste assez longtemps mystérieux. D'ailleurs l'auteur essaie de semer le doute assez souvent : gentil ou méchant, j'avoue avoir eu des doutes par moment.
J'ai bien aimé le personnage de Cécile. Je me suis pas mal identifiée à elle dans le sens où elle a besoin de preuves pour croire à telle ou telle théorie. Elle peut paraître fatigante pour certaines personnes, mais étant du genre à vouloir des preuves concrètes, forcément je la comprends tout à fait.

L'intrigue est très bien menée. Je le disais plus haut, l'auteur aime jouer avec les personnages et jète régulièrement des doutes sur le camp auquel ils appartiennent réellement. Par ailleurs l'action est très bien menée également. Il n'y pas de temps mort. J'ai juste eu l'impression au milieu du livre que ça commençait peut-être à s'essouffler un peu avec un schéma assez répétitif. Mais très rapidement l'auteur a su casser ce schéma pour entrer dans une phase avec plus de surprises et de rebondissements. J'ai vu venir quelques petites choses mais pas énormément et ça n'a absolument pas gâché ma lecture. En revanche j'ai eu le sentiment que le final était trop rapide. Je n'irai pas jusqu'à dire trop simple mais j'aurais préféré plus d'action notamment.

Par contre j'ai totalement buggé avec la révélation finale sur l'arche de Noé... J'ai beau être fan du genre, je ne m'attendais tellement pas à ce que l'auteur prenne ce chemin que je me suis demandé d'où ça venait. Et finalement la fan du genre en question est revenue au grand galop et s'est dit "ben oui pourquoi pas après tout...". Je pense que c'est plus dans la façon dont ça a été amené que j'ai eu du mal : absolument rien ne laissait entendre qu'on allait sur ce terrain. Mais je suis peut-être passée à côté d'indices laissés par l'auteur ceci dit.

La dernière licorne de Tobby Rolland s'est laissé littéralement dévorer en 3 jours. Une lecture haletante, sans temps mort, qui surprend plus d'une fois, et à vrai dire quand c'est fini on en veut encore !

31 mai 2017

Bilan du mois de la Fantasy


Bonjour à tous ! Je suis très peu présente sur le blog ces derniers temps, mais ça ne m'a pas empêché de lire. Ceci dit j'ai quand même eu une méchante panne de lecture quand j'étais sur les deux premiers tomes du Soldat chamane de Robin Hobb. J'ai eu énormément de mal à rentrer dans l'histoire. Là-dessus je suis partie en formation sur Paris, puis les congés pendant une semaine... J'ai fonctionné au ralenti.

Ce mois-ci c'était le mois de la Fantasy organisé par Stéphanie de la chaîne Pikiti bouquine. Pour rappel ma PàL était assez conséquente puisque je m'étais inscrite dans la catégorie des dévoreurs. Avec une panne lecture, c'était pas gagné... Sans plus tarder, voici les livres que j'ai lu ce mois-ci :





J'ai commencé avec Biblical de Christopher Galt qui a été une lecture excellente mais un peu frustrante sur la fin. Ce n'est pas de la Fantasy mais de la science-fiction. J'avais reçu ce livre de la part des éditions Bragelonne dans le cadre d'une des dernières éditions de Masse Critique, du coup j'ai fait en sorte de le lire rapidement. Ensuite je me suis plongée dans La Cité de Stella Gemmell que j'ai adoré malgré certaines longueurs.
Et là, la panne de lecture est arrivée avec Le soldat chamane, tomes 1 et 2 : La déchirure et Le cavalier rêveur de Robin Hobb. Je le disais plus haut, j'ai eu beaucoup de mal à accrocher à l'histoire, même si ça devient plus intéressant dans le tome 2 mais je vous en dirai plus dans une chronique... quand j'aurais le courage de la faire... et oui je sais j'ai énormément de retard puisqu'il y en a encore 4 qui attendent du mois de mars, et 6 pour le mois de mai... En même temps avec le temps qu'il a fait, me mettre devant l'ordi alors que le bureau est sous les combles avec plus de 30°C... c'était juste pas envisageable... (toutes les excuses sont bonnes à prendre :-D).
Sinon histoire de me sortir de cette morosité niveau lecture, j'ai changé de registre et j'ai opté pour la BD Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 1 : La double disparition de Serena Blasco d'après le roman de Nancy Springer. J'ai passé un très bon moment avec cette BD et j'ai hâte de découvrir la suite. Je me suis attaquée à L'Œuf de Dragon de George R. R. Martin que j'ai dévoré en une matinée (fin de la panne de lecture officielle). J'ai eu un petit peu plus de mal avec Fäerie de J.R.R. Tolkien dans lequel on va retrouver 3 petites histoires qui font un peu penser à des contes, c'était sympa à lire et ensuite une partie plutôt "exposé" sur la féérie, les contes de fées tout ça, tout ça... et là j'ai eu du mal, mais encore une fois je vous en parlerai plus longuement en chronique.
Le premier tome de Féérie : La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau construit de ses propres mains a été une très agréable découverte. Le livre est superbe avec de très belles illustrations en début de chapitres et l'histoire est vraiment sympa. Et là je suis en train de terminer Chroniques du chevalier errant de George R. R. Martin, il me reste 100 pages donc ce sera bon pour ce soir.

Avec tout ça il reste un livre de la PàLM qui n'est pas lu, il s'agit des Enfants de Húrin de J. R. R. Tolkien. Je pensais avoir loupé le challenge à un livre près et en fait non. Je ne sais pas comment j'ai fait mon compte mais j'avais prévu un livre de trop... Donc c'est tout bon, les 7 livres sont lus dont 6 de Fantasy adulte. Dans tous les cas même si j'avais loupé ce challenge, ça n'aurait pas été bien grave. J'ai pris beaucoup de plaisir avec toutes ces lectures, c'est tout ce qui compte !

Et pour finir petit message à Stéphanie, si tu passes par là, un grand merci pour ce challenge et tous les concours que tu as organisés tout au long du mois. Je ne doute pas que ça a du te prendre énormément de temps de gérer tout ça ! Donc juste, MERCI !

Je vous dis à demain pour la PàLM de juin ;-)