22 mars 2017

Hostiles

Quand Léa tourne la tête vers le conducteur de la voiture, sa ceinture de sécurité semble incrustée dans sa chair. Pas moyen de bouger. Tous les deux sont coincés dans l'habitacle, au fond d'un ravin, depuis ce mystérieux accident qui leur a fait dévaler la pente. Sans téléphone, sans personne pour les entendre appeler à l'aide. Ils ne savent pas qu'ils sont là pour longtemps. Très longtemps.



Hostiles de Franck Thilliez et Dominique Corbasson, 45 pages, Éditions Le Monde, 2013

Mon avis : Léa se réveille dans une voiture accidentée au bas d'une côte, auprès d'un homme qui a accepté de la véhiculer après que sa voiture soit tomber en panne. Ils sont perdus au milieu de nulle part, dans l'incapacité totale de se dégager du véhicule. Le tout sans moyen de communication avec le reste du monde.

Je n'en dirai pas plus : s'agissant d'une nouvelle, on va éviter de spoiler. Moi qui n'aime pas les nouvelles (trop court pour s'attacher aux personnages et s'immerger dans l'histoire), pour le coup j'ai trouvé celle-ci courte mais efficace ! Cette nouvelle décrit l'évolution psychologique d'une personne enfermée dans un espace clos, dans une situation stressante, avec une personne qu'elle ne connaît pas et qu'elle découvre au fil des minutes et heures. On passe par tous les stades pour Léa qui ne sait plus quoi penser. Le final m'a littéralement scotchée. Merci pour cette nouvelle plus que percutante !

21 mars 2017

Les Piliers de la Terre, tome 1 : Ellen

Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre.

Cette saga est unanimement considérée comme l'œuvre majeure de Ken Follett, qui nous livre ici une fresque monumentale dont l’intrigue aux rebonds incessants s’appuie sur un extraordinaire travail d’historien. Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au cœur de l’Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrémédiablement happé par le tourbillon d’une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu’elle n’ait pas de fin.




Les Piliers de la Terre, tome 1 : Ellen de Ken Follett, 478 pages, Éditions Stock, 2014

Mon avis : Dans ce premier tome des Piliers de la Terre, Ken Follett nous brosse le portrait de différents personnages au temps de la construction des cathédrales. On va ainsi croiser un maçon, des prêtres, évêques etc... dont les histoires vont finir par se rejoindre au sein d'une lutte pour le pouvoir.

J'avoue avoir eu beaucoup de mal à m'immerger dans ce livre. Chacune de ces histoires juxtaposées avec parfois un personnage qui faisait une apparition express sur le chemin d'un autre, n'arrivait pas à retenir mon attention. Il aura donc fallu attendre que les histoires de chacun se mêlent enfin pour de bon pour que j'arrive à m'intéresser à l'histoire. Néanmoins le style de l'auteur est très agréable à lire. On s'imprègne totalement de l'ambiance de l'époque.

Les personnages ont tous leur rôle à jouer. Chacun fait en sorte de tirer son épingle du jeu, pour certains de façon beaucoup moins honnête que pour d'autres. Certains personnages ont leur lot de mystères. D'autres ne manquent pas de courage.

J'ai donc finalement réussi à m'intéresser à ce jeu de pouvoir et j'ai hâte de découvrir la suite dans le deuxième tome qui m'attend déjà dans ma PàL. J'ai du mal à en dire beaucoup plus sur ce livre, étant donné que j'ai eu du mal à rentrer dedans au départ. Finalement je peine à donner un avis complet sans avoir la suite. J'ai en quelque sorte l'impression d'avoir été coupée en plein milieu de ma lecture. Donc affaire à suivre au prochain numéro !

20 mars 2017

Week-end à lire #1

Après le week-end à 1000, le week-end à lire ! Le principe : le même que pour le week-end à 1000 à la différence près qu'on fixe soi-même le nombre de pages que l'on veut lire, on peut choisir d'en lire 200 comme 2000. Pour ma part pour ce premier week-end à lire, j'ai choisi de rester sur un week-end à 1000 de base. Initialement je voulais faire moins car j'avais des choses prévues, mais la fatigue faisant j'ai préféré éviter la route...

J'ai un peu modifié le système pour élaborer la PàL que voici :



J'avais un peu traîné sur la lecture des Piliers de la Terre de Ken Follett, Ellen. Du coup je l'ai ajouté pour le terminer. J'étais curieuse de découvrir la nouvelle Hostiles de Franck Thilliez, même si je ne suis pas très fan des nouvelles. Un collègue voulait mon avis sur le thriller Feu de glace de Nicci French qu'il avait beaucoup aimé, de façon à pouvoir lui conseiller un livre dans la même veine pour les vacances de cet été. Ni une, ni deux, je l'ai ajouté dans ma PàL du week-end. J'ai ensuite voulu terminer avec la série dystopique The Book of Ivy avec The Revolution of Ivy d'Amy Engel. Et enfin j'ai choisi de découvrir la BD Ninn, avec le tome 1 : La Ligne Noire de Jean-Michel Darlot et Johan Pilet.

Vendredi 10/03 :
  • 19h00 : je suis au taquet, je me lance dans la fin de mon livre en cours : Les Piliers de la Terre, tome 1 : Ellen de Ken Follett. Je m'arrêterai finalement à la page 359 avant d'aller dormir : trop fatiguée après une longue série de migraines toute la semaine... J'espérais lire 200 pages le vendredi soir mais finalement je n'ai pas eu le courage.

BILAN DU VENDREDI : 135 PAGES LUES

Samedi 11/03 :
  • Je ne sais plus vers quelle heure je me suis levée mais en tout cas je suis sûre d'avoir fait la marmotte. J'ai donc pris ce qu'il me restait de la matinée et même au-delà pour terminer le Ken Follett.
  • J'ai ensuite enchaîné avec Hostiles de Franck Thilliez, que j'ai lu très rapidement. Et pour une nouvelle, celle-ci est très efficace !
  • J'ai terminé la journée avec Feu de glace de Nicci French jusqu'à la page 299. Je voulais le terminer le soir mais finalement mes yeux se fermaient tout seuls donc j'ai remis les 30 dernières pages au lendemain.

BILAN DU SAMEDI : 463 PAGES LUES
TOTAL : 598 PAGES LUES

Dimanche 12/03 :
  • À nouveau je me suis levée assez tard et après un bon petit déjeuner, j'ai terminé Feu de glace. J'ai pu proposer des livres à mon collègue : 1 que je n'ai pas aimé (parce que ça ne veut pas dire qu'il ne va pas aimer) et 2 que j'ai adorés ! Mais ce livre... j'ai franchement pas été emballée...
  • J'ai ensuite lu The Revolution of Ivy d'Amy Engel, qui m'a déçue. Moi qui n'aime pas la romance j'avais pourtant aimé le premier tome. Mais là j'ai trouvé que c'était beaucoup trop axé sur ce sujet et autour il ne se passe pas grand chose.
  • Et enfin j'ai lu Ninn, tome 1 : La Ligne Noire, qui a été un vrai régal pour terminer ce week-end.

BILAN DU DIMANCHE : 417 PAGES LUES
TOTAL : 1015 PAGES LUES

CHALLENGE RÉUSSI !!!!

Les chroniques des livres lus arrivent bientôt. J'espère faire au plus vite. Ce petit week-end m'a vraiment fait du bien : tranquille chez moi, pour me reposer un peu avant d'entamer ma semaine de "congés" pour faire des allers-retours histoire de travailler sur ma thèse. N'hésitez pas à me dire si vous aussi vous avez participé à ce challenge. Je me ferai un plaisir d'aller lire votre compte-rendu.

19 mars 2017

Nous allons mourir ce soir

Quelqu'un vous ment. On dirait que vous allez devoir choisir à quelle histoire vous accordez votre foi. Qu'est-ce qui vous rassurerait le plus ?



Nous allons mourir ce soir de Gillian Flynn, 60 pages, Sonatine Éditions, 2016

Mon avis : Dans cette nouvelle, la narratrice nous résume rapidement sa vie et son métier relatif aux plaisirs charnels, qui lui a valu un canal carpien. Raison pour laquelle elle va effectuer une reconversion professionnelle et se retrouver mêlée à une histoire de famille totalement alambiquée. Je n'en dis pas plus, Difficile de résumer une nouvelle sans tout dévoiler de l'intrigue.

J'avoue avoir été déçue par cette nouvelle. On retrouve le style de Gillian Flynn, incisif, direct, tout ça tout ça... mais le final nous laisse totalement sur notre faim... On reste avec un gros point d'interrogation sur qui dit la vérité ou pas dans cette histoire. C'est un peu à nous de décider au final je pense. Mais je n'ai pas envie de décider moi-même, je veux être surprise par l'auteure. J'ai ma petite idée mais je ne saurai jamais si je me trompe ou pas... C'est frustrant. Donc bien que j'adore le style de l'auteure et sa façon d'amener les choses, la fin a tout démonté pour ma part...

17 mars 2017

Block 46

Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.
Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie...

En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série.
Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.




Block 46 de Johana Gustawsson, 329 pages, Bragelonne, 2015

Mon avis : Alexis Castells, auteure de livres autour des tueurs en série, va découvrir qu'une de ses proches amies a été sauvagement assassinée en Suède. En se rendant sur place elle va être étonnée de voir qu'Emily Roy, profileuse, enquête sur ce meurtre. Emily va rapidement lui apprendre que d'autres meurtres ont été commis à Londres, suivant le même schéma, à la différence près qu'il s'agissait d'enfants.

Avec Block 46, Johana Gustawsson nous plonge en partie dans l'univers des camps de concentration, ce qui rend la lecture difficile psychologiquement parlant. D'autant qu'elle explore la façon dont les enfants étaient traités dans ces camps. Par ailleurs l'auteure ne mâche pas ses mots. Les lésions sur les corps des victimes du tueur en série sont largement décrites, avec les yeux arrachés, la trachée remplacée par un trou béant. Pas besoin d'avoir de l'imagination pour voir les corps. On voyage entre Londres et la Suède. C'est surprenant sur le coup, mais on s'y fait rapidement. L'idée de situer les meurtres sur deux continents différents est originale et complexifie grandement l'enquête.

J'ai eu un peu de mal à suivre au départ. La raison : beaucoup de personnages, présentés les uns à la suite des autres. Arrivée à l'enquête en Suède, j'ai eu un mal fou à repérer qui était qui. Ça nécessite donc quand même une bonne dose de concentration dans les premières pages pour ne pas s'y perdre.
Les deux personnages principaux, que l'ont va suivre par la suite dans d'autres livres, Emily Roy et Alexis Castells, ont un passif lourd, l'une comme l'autre. Même si l'auteure nous fait des révélations sur leur passé, beaucoup de questions demeurent. Nul doute qu'on a encore beaucoup à apprendre de ces deux êtres torturés et qui n'ont pas été épargnés par la vie. Elles sont toutes deux très attachantes à leur façon, même si on aimerait qu'Emily soit un peu plus communicative, moins dans son coin.

Je le disais plus haut, l'auteure brouille les pistes du début à la fin. Pour ma part j'ai été totalement bluffée. À aucun moment je n'ai suspecté l'identité du tueur. J'ai eu quelques théories très peu élaborées qui se sont toutes révélées fausses. Mais je n'ai pas été bluffée que sur l'identité du tueur. Finalement quand on y regarde de près, il y a deux histoires à débrouiller qui vont se rejoindre : une dans le présent, et une à l'époque des camps de concentration. Et ce qui est vraiment intéressant dans ce livre finalement c'est d'assister à la naissance du tueur en série, découvrir comment il a été façonné, comment il en est arrivé à ce point précis.
Je déplore juste le final, que j'ai trouvé trop rapide. J'ai vraiment eu le sentiment de louper une partie des évènements.

Mais malgré ce dernier point, Block 46 de Johana Gustawsson n'en reste pas moins un énorme coup de cœur, un excellent thriller qui ne fait pas dans la dentelle. J'ai hâte de découvrir le second livre de la série, Mör, qui est sorti ce mois-ci.

N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé si vous l'avez lu, je serai heureuse de pouvoir en parler avec vous !