17 mars 2017

Block 46

Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.
Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie...

En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série.
Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.




Block 46 de Johana Gustawsson, 329 pages, Bragelonne, 2015

Mon avis : Alexis Castells, auteure de livres autour des tueurs en série, va découvrir qu'une de ses proches amies a été sauvagement assassinée en Suède. En se rendant sur place elle va être étonnée de voir qu'Emily Roy, profileuse, enquête sur ce meurtre. Emily va rapidement lui apprendre que d'autres meurtres ont été commis à Londres, suivant le même schéma, à la différence près qu'il s'agissait d'enfants.

Avec Block 46, Johana Gustawsson nous plonge en partie dans l'univers des camps de concentration, ce qui rend la lecture difficile psychologiquement parlant. D'autant qu'elle explore la façon dont les enfants étaient traités dans ces camps. Par ailleurs l'auteure ne mâche pas ses mots. Les lésions sur les corps des victimes du tueur en série sont largement décrites, avec les yeux arrachés, la trachée remplacée par un trou béant. Pas besoin d'avoir de l'imagination pour voir les corps. On voyage entre Londres et la Suède. C'est surprenant sur le coup, mais on s'y fait rapidement. L'idée de situer les meurtres sur deux continents différents est originale et complexifie grandement l'enquête.

J'ai eu un peu de mal à suivre au départ. La raison : beaucoup de personnages, présentés les uns à la suite des autres. Arrivée à l'enquête en Suède, j'ai eu un mal fou à repérer qui était qui. Ça nécessite donc quand même une bonne dose de concentration dans les premières pages pour ne pas s'y perdre.
Les deux personnages principaux, que l'ont va suivre par la suite dans d'autres livres, Emily Roy et Alexis Castells, ont un passif lourd, l'une comme l'autre. Même si l'auteure nous fait des révélations sur leur passé, beaucoup de questions demeurent. Nul doute qu'on a encore beaucoup à apprendre de ces deux êtres torturés et qui n'ont pas été épargnés par la vie. Elles sont toutes deux très attachantes à leur façon, même si on aimerait qu'Emily soit un peu plus communicative, moins dans son coin.

Je le disais plus haut, l'auteure brouille les pistes du début à la fin. Pour ma part j'ai été totalement bluffée. À aucun moment je n'ai suspecté l'identité du tueur. J'ai eu quelques théories très peu élaborées qui se sont toutes révélées fausses. Mais je n'ai pas été bluffée que sur l'identité du tueur. Finalement quand on y regarde de près, il y a deux histoires à débrouiller qui vont se rejoindre : une dans le présent, et une à l'époque des camps de concentration. Et ce qui est vraiment intéressant dans ce livre finalement c'est d'assister à la naissance du tueur en série, découvrir comment il a été façonné, comment il en est arrivé à ce point précis.
Je déplore juste le final, que j'ai trouvé trop rapide. J'ai vraiment eu le sentiment de louper une partie des évènements.

Mais malgré ce dernier point, Block 46 de Johana Gustawsson n'en reste pas moins un énorme coup de cœur, un excellent thriller qui ne fait pas dans la dentelle. J'ai hâte de découvrir le second livre de la série, Mör, qui est sorti ce mois-ci.

N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé si vous l'avez lu, je serai heureuse de pouvoir en parler avec vous !

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